Affaire Camara: Pas de profilage racial ni de faute, selon le juge

Mamadi Fara Camara entouré de sa conjointe et ses proches à sa sortie de la salle d'audience - CTV News Montréal

Mamadi Fara Camara, accusé à tort d'avoir désarmé et tenté de tuer un policier du SPVM en janvier dernier, n'a pas fait l'objet de profilage racial lors de son arrestation.

C'est ce que conclut le rapport du juge de la Cour supérieure Louis Dionne rendu public par le DPCP.

Il confirme également que la procureure qui a autorisé le dépôt d'accusations contre le Montréalais originaire de la Guinée n'a pas commis de faute. Elle a respecté les principes juridiques applicables.

Le juge Dionne, qui a rencontré plus de 60 membres du SPVM durant son enquête, formule néanmoins 18 recommandations pour éviter qu'une telle situation ne se reproduise. Il met notamment en lumière «certains dysfonctionnements» lors de cette affaire.

Le Service de police de la Ville de Montréal a rapidement réagi au rapport. Il indique qu'il analysera les recommandations et mettra en oeuvre les moyens nécessaires pour y donner suite, notamment par la révision de certaines pratiques mises en cause par le juge.

«Bien que le rapport relève que les policiers ont dû travailler dans des circonstances hors de l’ordinaire, en raison de l’appel de détresse lancé par l’agent Vig le soir du 28 janvier, il n’en demeure pas moins que certains dysfonctionnements ont été observés. Ceux-ci concernent notamment les modes de fonctionnement touchant la gestion d’un événement majeur, de même que les processus en matière d’échange d’informations.»

- Extrait du communiqué du SPVM

Mamadi Fara Camara poursuit le SPVM et le DPCP pour 1,2 million de dollars.