Aucune accusation criminelle contre le CHSLD Herron

CHSLD HERRON

Il n'y aura pas de poursuite criminelle contre les dirigeants du CHSLD Herron de Dorval où 47 personnes ont perdu la vie lors de la première vague de la pandémie. Le Directeur des poursuites criminelles et pénales évoque une insuffisance de preuves pour justifier des accusations.

Me Patrick Michel a fait part de sa décision après avoir examiné l'ensemble de la preuve colligée par les enquêteurs du Service de police de la Ville de Montréal.

«Cette décision ne banalise en rien les évènements tragiques qui sont survenus au CHSLD Herron, ni ne signifie qu'aucune faute de nature civile ou déontologique n'ait pu être commise.» - extrait communiqué DPCP

Le DPCP dit compatir avec les familles des victimes qui ont été incapables d'être à leur chevet en raison de la crise. Il refuse d'expliquer plus en détail sa décision pour ne pas nuire à l'enquête publique du coroner Me Géhane Kamel sur les décès en CHSLD lié à la pandémie.

Elle a accepté en février dernier de reporter de 7 mois l'audience des dirigeants du CHSLD Herron à la demande de ses avocats pour ne pas nuire à l'enquête criminelle. La commission d'enquête reprendra le 7 septembre.

5,5 M$ EN DOMMAGES

Les familles des 47 victimes de la résidence privée pour personnes âgées en perte d'autonomie ont obtenu 5,5 millions de dollars en dommages après le dépôt d'une action collective pour négligence en avril 2020. Les plaignants alléguaient que le CHSLD Herron avait abandonné les résidents en faisant preuve de mépris pour leur vie. On y comptait à peine 3 travailleurs pour 133 résidents à la fin mars.

Un rapport d'enquête démontre que le manque de personnel a entraîné de graves conséquences pour les résidents, qui ont été sous-alimentés, déshydratés et abandonnés dans des couches souillées.