CORONAVIRUS : 2e cas au Canada

L'épidémie de coronavirus s'accélère en Chine.

Un 2e cas potentiel de coronavirus est sous la loupe des experts au Canada. Il s'agit de la conjointe du premier Canadien à être infecté par le virus. 

Les deux résidents de l'Ontario ont ressenti des symptômes à leur retour de Wuhan en Chine, l'épicentre de l'épidémie en forte progression. 

Les autorités de la santé publique recherchent d'ailleurs des passagers qui se trouvaient sur le même vol qu'eux, le 22 janvier dernier, soit le vol 311 de la China Southern Airlines. 

L'homme est en quarantaine dans un hôpital de la région de Toronto, alors que la femme s'est isolée volontairement à son domicile. Elle souffre de symptômes moins importants que son conjoint et ne nécessite pas de suivi médical. Le risque de contagion est qualifié de faible. Son cas demeure « présumé » en attendant les résultats des analyses.

Le médecin en chef, Dr David Williams, affirme que l'agence travaillere concert avec tous les paliers de gouvernement, y compris avec l'Agence de santé publique du Canada qui assure la coordination nationale.

Des analyses sur trois patients au Québec

L'Agence de la santé publique du Canada analyse 25 échantillons de patients à travers le pays. Trois d'entre eux se trouvent au Québec. 

Ces personnes présentent des symptômes s'apparentant au coronavirus, mais aucun nouveau cas n'a été confirmé.

L'agence fédérale précise que les Canadiens n'ont aucune raison de paniquer, y compris dans les endroits publics comme les aéroports.

Un contact prolongé entre deux individus serait nécessaire pour qu'il y ait prolongation du virus.

L'épidémie s'accélère en Chine 

La menace internationale liée au coronavirus est qualifiée « d'élevée » et non plus de « modérée » par l'Organisation mondiale de la santé. L'OMS explique qu'une erreur de formulation s'est glissée dans ses derniers rapports et que son évaluation du risque n'a pas changé.

L'Organisation ne considère toujours pas l'épidémie du virus, apparu en Chine, comme une « urgence de santé publique de portée internationale ».

Le dernier bilan fait état de 81 morts et près de 2 900 patients infectés. 

Le virus se propage plus rapidement que le SRAS qu'on a connu au début des années 2000, mais son taux de mortalité est plus faible, soit moins de 5%.

Pékin a ordonné la prolongation du congé du Nouvel An chinois afin de limiter la propagation. Voyez la carte des lieux infectés en Chine : 

 

En collaboration avec Étienne Phénix, journaliste Bell Média - Montréal