CORONAVIRUS: le défi de préserver son couple durant la crise

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La crise du coronavirus chamboule le quotidien de tout le monde et apporte son lot d'anxiété. Entre les enfants à la maison, le télétravail et les mesures de sécurité imposées par le gouvernement, les partenaires de vie peuvent facilement négliger leur couple.

La psychologue Rose-Marie Charest affirme d'emblée que s'adapter à une routine différente représente son lot de défis. Lorsque chacun part travailler ou vaque à ses activités personnelles, les conjoints ressentent le besoin de voir l'autre. 

Maintenant que la cohabitation est plus constante, l'espace de chacun est restreint. La gestion des enfants à la maison est aussi exigeante pour les parents. La situation est plus propice aux sautes d'humeur qui peuvent affecter la relation de couple.

La psychologue recommande aux conjoints de se poser rapidement la question suivante:

« Comment faire pour respecter nos besoins individuels, de couple et de famille? Évidemment, il faudra respecter ces besoins. »

- Rose-Marie Charest, psychologue

La spécialiste invite les couples à être créatifs. Ainsi, les activités habituellement individuelles, comme cuisiner, peuvent devenir une façon de se rassembler. 

Parmi les points à ne pas négliger:

  • La communication: les conjoints doivent continuer à se parler pour savoir comment ils peuvent s'entraîner. La crise devient alors un projet commun qui peut permettre de faire grandir la relation.
  • Rester en contact avec les autres: il est important de conserver les liens avec les amis, notamment au moyen des technologies. Le partenaire ne doit pas être la seule personne avec qui on parle.
  • Prendre de front les problèmes d'argent: la majorité des ménages québécois seront touchés par une baisse de revenus provoquée par le coronavirus. Il ne faut pas négliger le stress financier! Au contraire, on doit gérer cette anxiété en demeurant rationnel et en dressant un budget. Le couple doit aussi accepter que ses habitudes de consommation changent ce qui affectera aussi ses priorités.
  • Vie sexuelle: l'anxiété peut avoir un impact sur la vie sexuelle. Certains verront le sexe comme un moyen de se détendre. On n'a qu'à penser aux nombreuses naissances qui ont suivi la crise du verglas. Pour d'autres personnes, la sexualité ne sera pas considérée comme une priorité.

« Rappelons-nous qu'il n'y a rien de plus important que notre bien-être physique et psychologique. Pour prendre soin de soi actuellement (..) il ne faut surtout pas se priver de nos relations avec les autres et de tous les moyens à notre portée qui nous apportent du plaisir et de la détente.»

- Rose-Marie Charest, psychologue


L'entrevue complète avec la psychologue Rose-Marie Charest se trouve dans le podcast quotidien COVID-19.