CORONAVIRUS: les Québécois invités à faire du bénévolat

Des bénévoles dans une banque alimentaire.

Les Québécois sont invités à donner de leur temps pour aider les personnes dans le besoin durant cette pandémie de coronavirus. Cette solidarité est la bienvenue puisque les besoins sont accrus et que plusieurs bénévoles âgés de 70 ans et plus sont confinés à domicile.

« Tous les Québécois qui n'ont pas de symptôme, qui ont moins de 70 ans, qui ont du temps de disponible (...) svp allez faire du bénévolat. »

- François Legault, premier ministre du Québec

Les gens intéressés peuvent s'inscrire sur le site JEBENEVOLE.CA. La plateforme, qui existe depuis 2017, a été revampée dans les derniers jours à la demande du gouvernement du Québec.

Elle permet de faire le jumelage entre les personnes qui veulent donner de leurs temps et les organismes qui ont besoin d'effectifs, peu importe la région.

« C'est vraiment plus facile maintenant pour un bénévole de trouver une occasion de bénévolat dans sa région et sa ville. Il y a même l'occasion pour les bénévoles qui ne trouveraient pas exactement ce qui leur convient de s'inscrire dans une banque de bénévoles. Les organismes communautaires de tout le Québec (...) ont accès à cette banque là.»

- Michel Alexandre Cauchon, directeur général de la Fédération des centres d'action bénévole du Québec.

L'affluence de bénévoles a déjà commencé à se faire sentir dans les derniers jours. Les antécédents de chaque personne sont vérifiés, mais l'enquête est simplifiée en raison du grand nombre de nouveaux venus.

Habituellement, la Fédération offre une cinquantaine de services à travers la province. Depuis le début de la crise de la COVID-19, seuls les services alimentaires, le transport aux rendez-vous médicaux et les services d'appels sont maintenus.

La sécurité autant des bénévoles et des usagers est assurée par différentes mesures, principalement le lavage des mains. Les contacts entre individus est aussi limité voir interdit selon la situation.

Changement dans les façons de faire

Jean-Paul Robert est bien au fait des nouvelles mesures de sécurité en matière d'hygiène. Le retraité de 64 ans oeuvre au sein de l'organisme Santropol Roulant depuis trois ans. Il cuisine et livre des repas à des gens dans le besoin de la région de Montréal.

« C'est un petit peu plus compliqué, mais ça se passe très bien. Dans la cuisine, on limite le nombre de bénévoles pour respecter la distance de 2 mètres. Les mesures d'hygiène sont draconiennes. (...) Les mesures de livraison ont changé également. Nous n'avons plus de contacts avec les gens qui reçoivent les repas.» - Jean-Paul Robert, bénévole

Plutôt que de remettre le repas en mains propres et de jaser avec le bénéficiaire quelques minutes, le bénévole doit maintenant déposer les aliments dans un sac plastique qui est accroché à la poignée. Il sonne et s'éloigne rapidement pour ne pas avoir de contact avec la personne qui viendra répondre.

M. Robert reconnait que cette façon est judicieuse puisque la clientèle est vulnérable, mais il croit que le contact humain sera le bienvenu dès que ce sera possible. Il lance aussi un message aux gens qui voudront s'initier au bénévolat dans les prochains jours:

« Il faut le faire parce que vous avez le coeur de le faire. Si c'est pour occuper votre temps, allez faire du jardinage ou autre chose. Le bénévolat, il faut que ça vienne du coeur.» - Jean-Paul Robert, bénévole

Les entrevues complètes de Michel Alexandre Cauchon et Jean-Paul Robert se retrouvent dans le podcast quotidien COVID-19.