COVID-19: Des contraventions de 1000$ aux récalcitrants

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Dès minuit ce soir, les policiers pourront émettre des contraventions de 1000$ (plus les frais) sur-le-champ aux récalcitrants qui ne respectent pas les règles sanitaires liées à la COVID-19.

Le gouvernement Legault donne des outils supplémentaires aux policiers pour qu'ils fassent appliquer les consignes. Ils pourront obtenir des «télémandats» pour donner rapidement des constats d'infraction portatifs aux Québécois qui reçoivent des invités ou organisent des partys à la maison, ce qui sera interdit à compter de minuit et pour les 28 prochains jours dans la région métropolitaine, la Capitale-Nationale et Chaudière-Appalaches qui passent au niveau d'alerte rouge. Dans ces zones, les bars, salles à manger des restaurants, salles de spectacles et cinémas seront notamment fermés.

En conférence de presse en fin d'après-midi mercredi, le premier ministre François Legault, accompagné exceptionnellement de la ministre de la Sécurité publique Geneviève Guilbault, mais séparé d'elle par un panneau de plexiglas, a expliqué que les policiers pourront ainsi appeler un juge, afin d'entrer dans les résidences privées de ceux qui refusent de leur ouvrir la porte.

«Les policiers ne vont pas commencer à cogner au hasard à toutes les portes du Québec. Il n'y aura pas de chasse aux sorcières. Les policiers vont le faire seulement s'il y a des motifs de croire que la loi n'est pas respectée.»

-François Legault, premier ministre du Québec

Une amende de 1000$ sera également distribuée aux manifestants qui refuseront de porter un masque puisqu'ils ne respectent pas le deux mètres de distance. La mesure s'applique déjà pour les personnes qui refusent de mettre un couvre-visage dans les lieux publics fermés.

«Ce n'est pas vrai qu'on va demander à des Québécois de faire des sacrifices et que pendant ce temps-là il y a des personnes qui en se réunissant dans une manifestation vont risquer qu'il y ait une grosse éclosion qui pourrait causer des torts à plusieurs personnes dans la société.» 

-François Legault, premier ministre du Québec

Outre les manifestations, tous les rassemblements extérieurs, notamment dans les parcs, ne seront tolérés. Les policiers demanderont aux gens de se disperser avant d'émettre ces contraventions salées. Des opérations policières de visibilité seront également effectuées dans les parcs et à proximité des cours d'écoles secondaires.

Les résidents des zones rouges qui décideraient de se rendre dans une zone orange ou jaune pour manger au restaurant, par exemple, s'exposent aussi à une contravention. D'ailleurs, des panneaux de sensibilisation aux abords des routes indiqueront aux automobilistes qu'ils changent de zones. Puisque les déplacements interrégionaux ne sont pas interdits, mais non recommandés, le gouvernement a précisé que les chasseurs qui vivent en zone rouge pourront aller à leur camp de chasse en zone jaune ou orange, mais ne devront pas s'arrêter à l'épicerie.

Le premier ministre Legault assure que ces nouvelles mesures n'ont pas pour objectif de brimer la liberté des Québécois.

«Les gens savent, s'ils passent sur une lumière rouge ils peuvent avoir une amende parce qu'ils mettent la vie des autres en danger. Ce n'est pas une question de liberté, il n'y a pas personne au Québec qui va se dire «Hey, ça n'a pas de bon sens qu'on me donne une amende parce que je suis passé sur la lumière rouge.», donc c'est la même chose.» 

-François Legault, premier ministre du Québec

Par ailleurs, trois MRC de Chaudière-Appalaches ne passeront pas en zone rouge, soit celles des Etchemins, de Montmagny et de L'Islet. 

De plus, le gouvernement a précisé que les bibliothèques des paliers rouges ne seront pas complètement fermées contrairement à ce qui avait été annoncé lundi. Les gens pourront continuer d'aller emprunter des livres.