COVID-19 : Fin de semaine occupée pour un relais de motoneigistes de la Montérégie

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Ils étaient des dizaines et des dizaines de motoneigistes à se réunir – plusieurs sans couvre-visage - à l’Érablière Durocher pour le premier vrai week-end de motoneige de l’année. Cette érablière est située à Saint-Gérard-Majella entre Sorel-Tracy et Drummondville, en bordure de la piste Trans-Québec 5, l’une des plus achalandées du réseau.

Le propriétaire, Sylvain Durocher a fait ériger un abri temporaire afin de permettre aux adeptes de la motoneige de se réchauffer tout en cassant la croûte. Hot-dogs, frites, hamburgers, il fallait être patient pour obtenir sa commande tellement il y avait de monde au casse-croûte. Une fois la commande emportée, les motoneigistes sont invités à manger sous une tente chauffée au propane. Les toilettes chimiques sont installées tout près et sont nettoyées après chaque passage.

Courtoisie

«Je leur ai dit de faire attention, mais c’est dur de contrôler tout le monde (...) Les gens sont tannés d’être enfermés ! » lance Sylvain Durocher qui a investi des milliers de dollars pour adapter ses installations à la réalité COVID-19. Il s’agissait de sa première fin de semaine d’opération en l’espace de 10 mois.

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Le maire de l’endroit, Georges-Henri Parenteau suit la situation de près, mais avoue du même souffle qu’il n’a pas de pouvoir d’intervenir « C’est du privé, on n’a pas à se mêler de ça  (…) J’aurais mieux aimé qu’il y ait pas ce rassemblement-là ». Le maire Parenteau s’en remet à la Sûreté du Québec pour faire appliquer le règlement de la Santé publique. Une équipe de la SQ s’est rendue sur place pour inspecter les lieux la semaine dernière. Des patrouilleurs y retourneront au besoin. 

Que permet le règlement ?

La Santé publique de la Montérégie a été informée de la situation et a tenu à faire le point, puisque des relais similaires sont en activité ailleurs au Québec. 

Dans un document gouvernemental, on peut lire  : «Le règlement précise que les relais de motoneige peuvent ouvrir et être utilisés afin de permettre aux motoneigistes de réchauffer, de manger leur lunch apporté de la maison et d’accéder aux toilettes. Sauf lorsque qu'ils sont assis pour manger, le port du masque ou du couvre-visage est obligatoire à l’intérieur et la capacité d’accueil est limitée en fonction la distanciation physique de 2 mètres à respecter en tout temps entre les personnes n’habitant pas à la même adresse.  Bien que les cuisines puissent continuer à offrir des commandes à emporter, les services de restauration sont fermés et il n’est donc pas possible de manger un repas acheté dans la salle à manger d’un relais de motoneige. Toutefois, il serait possible de manger un repas acheté dans un autre bâtiment, adjacent au bâtiment où se retrouve la cuisine et où sont vendues les commandes à emporter. Il s’agit d’une alternative que nous autorisons et qui a été proposée par quelques relais de motoneige afin de permettre à leurs clients de manger les repas achetés à l’abri du froid »

Sylvain Durocher ne s’inquiète pas trop puisqu’il est certain de respecter les règles. Il invite les patrouilleurs de la SQ à l'aider à faire respecter le règlement au cours des prochaines semaines. Il espère par-dessus tout que la saison de la motoneige sera la plus longue possible, ce qui permettra d’éponger une partie des pertes causées par la pandémie.