DÉMÉNAGEMENT: Plus de 370 familles québécoises sans logement

Logement à louer - pancarte

Plus de 370 ménages québécois sont toujours sans logis, au lendemain de la journée des déménagements du 1er juillet. 

On en compte notamment 182 à Montréal, 42 à Sherbrooke, 34 à Québec, 34 à Laval, 23 à Longueuil et 17 à Drummondville.

Il s'agit du nombre de ménages toujours sans bail le plus élevé depuis 2003, selon le Front d'action populaire en réaménagement urbain. L'organisme a dressé son 20e bilan de la journée des déménagements aujourd'hui. Il qualifie la situation d'intolérable et d'alarmant.

«Le FRAPRU est très inquiet pour l’avenir, à court, moyen et à long terme, si le gouvernement québécois ne met pas en place les mesures adéquates pour mieux protéger les ménages locataires et ne finance pas rapidement le logement social à la hauteur des besoins.»

Au moins 1350 famille ont aussi demandé de l'aide aux services d’urgence.

Le FRAPRU précise que les chiffres ne tiennent pas compte notamment de ceux qui se sont résignés à louer un logement trop cher, qui ont dû accepter une colocation non choisie ou qui se retrouvent chez des amis ou qui dorment dans leur voiture en attendant de trouver un logement, et ce, sans avoir contacté les services d’aide.

Au-delà des chiffres, l'organisme ajoute que ce sont des drames humains que vivent ces locataires. 

« Faut imaginer l’angoisse des familles, des femmes victimes de violence conjugales, des personnes précaires, âgées, etc., qui vivent dans l’incertitude, dans la peur de l’itinérance, risquant d’être déracinées de leur milieu de vie, obligées de loger chez des amis, des ex-conjoints, dans des hôtels le temps de trouver un logement, alors que les rares appartements disponibles sur le marché sont hors de prix ! »

La période durant laquelle des ménages locataires risquent de se retrouver sans logement pourrait s’étirer bien au-delà du 1er juillet croit le FRAPRU puisque les visites de logement ont été compromises ou rendues difficiles durant le confinement. Certains ménages locataires ont négocié une entente avec leur propriétaire pour retarder leur départ d’un mois ou deux. S'ajouteront aussi les ménages qui seront expulsés de leur logement durant le mois de juillet, à la suite de la reprise des évictions de la Régie du logement.