Fillette martyre de Granby: la belle-mère passera au moins 13 ans en prison

La couronne demande 15 à 18 ans de prison avant une libération conditionnelle de la belle-mère

La belle-mère de l'enfant martyre devra passer au moins 13 ans derrière les barreaux avant d'être admissible à une libération conditonnelle.

Le juge Louis Dionne de la Cour supérieure a rendu sa décision lors des plaidoiries sur sentence vendredi en fin d'après-midi au palais de justice de Trois-Rivières. La Couronne réclamait de 15 à 18 ans de prison pour la femme de 38 ans, tandis que la défense demandait 10 ans.

La belle-mère a été reconnue coupable la semaine dernière du meurtre non-prémédité et de séquestration de l'enfant de 7 ans.

TÉMOIGNAGES TOUCHANTS

Lors de l'audience vendredi matin, la grand-mère de la fillette a lu une lettre pour décrire l'impact qu’a eu la mort de l'enfant sur elle. Le juge a aussi eu l'occasion d'entendre la mère biologique de l'enfant qui, en larmes, lui a raconté les conséquences que ce drame a eu sur sa vie. C'est la première fois qu'elle s'adressait au tribunal.

Cette femme qui est aussi mère de 4 autres enfants, a raconté qu'elle ne pourra faire son deuil, ni tourner la page mais elle a espoir que le temps finisse par atténuer un peu sa douleur.

"Il n'y a pas une seule nuit où je dors plus de 3 heures. Pas une seule nuit où je n'ai pas de flash-back (...) au moins elle ne souffre plus.''

- mère biologique de la fillette de Granby

Elle a également rédigé une longue lettre qui était adressée à l’accusée.

De plus, six lettres en faveur de la belle-mère ont également été déposées en cour. Ces lettres qui proviennent de l'entourage de l'accusée, vont toutefois demeurer sous scellées pour protéger l'identité des personnes qui les ont écrites.

Plus tôt cette semaine le père de la fillette martyre a plaidé coupable à l'accusation de séquestration qui pesait contre lui, évitant ainsi un procès. Parallèlement, la Couronne a demandé un arrêt conditionnel des procédures en lien avec l'accusation de négligence criminelle causant la mort déposée contre l'homme de 32 ans. 


Avec la collaboration d'Amélie St-Yves et Marie-Pier Boucher, journalistes Noovo Info