GARDERIES: La CSQ demande le «gros bon sens» à François Legault

Garderie kiankhoon

La Centrale des syndicats de Québec rappelle François Legault à l'ordre dans une publicité lancée, ce matin, pour mettre fin au conflit de travail en CPE. Elle demande des augmentations de salaire de 14% sur 3 ans pour les employés de soutien en garderie. 

La proposition a été balayée du revers de la main par la présidente du Conseil du trésor, Sonia Lebel, la semaine dernière pour protéger la capacité de payer des Québecois. Le premier ministre François Legault en a ajouté, vendredi, en déclarant que les employés de soutien en garderie devaient gagner le même salaire que leurs collègues du secteur public.

« Nous on a un devoir comme gouvernement de garder une certaine équité. Quelqu’un qui fait le ménage dans une école doit être payé relativement le même salaire que quelqu’un qui fait le ménage dans un service de garde. Nous on a cette responsabilité-là. » - François Legault

Or, l'écart salarial serait de 20% à 35% entre les employés de soutien en CPE et les travailleurs d'État selon le président de la CSQ Éric Gingras. Il ne comprend pas pourquoi le gouvernement Legault s'obstine à offrir des augmentations maximales de 6 à 9% au personnel de garderie.

Ça peut paraître gros des hausses de 2%, 4%, 6%, 12%, mais quand on s'occupe de désinfecter un CPE à 15$ l'heure vous comprenez que 2% de ça c'est 30 cennes. Si on augmente, ça peut faire une différence pour ceux qui font ce travail-là qui est très important. - Éric Gingras, président CSQ 

Une autre séance de négociation aura lieu cet après-midi alors que les pourparlers se sont poursuivis une bonne partie de la soirée, dimanche. Les éducatrices en garderie ont accepté la nouvelle offre salariale du gouvernement Legault, mais demandent des hausses supplémentaires pour leurs collègues de travail. 

À moins d'une entente, les 11 000 éducatrices affiliées à la CSN seront en grève générale illimitée mercredi. La Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec (FIPEQ-CSQ) s'est aussi munie d'un mandat de grève générale illimitée, la semaine dernière, à déclencher à une date ultérieure.