HOCKEY MINEUR: Peu de chances d'une reprise avant le printemps

Hockey mineur

Des milliers de jeunes hockeyeurs pourraient devoir faire leur deuil du reste de leur saison alors qu'on ne prévoit aucune annonce à court terme pour une reprise des matchs au bureau de la ministre Isabelle Charest. Plusieurs associations de hockey mineur prendront une décision d'ici la semaine de relâche. La ligue de la Mauricie a mis officiellement fin à sa saison, ce matin.

La ligue reprendra ses activités seulement si la santé publique l'autorise, ce qui semble peu probable alors que le gouvernement Legault veut faire tout en son pouvoir pour éviter des flambées de cas de COVID-19 pendant la relâche scolaire. Les programmes réguliers de hockey mineur de partout au Québec prennent généralement fin en avril.

Hockey Québec continue de faire des représentations auprès du gouvernement et espère toujours une reprise des activités, dans le respect du plan de retour au jeu approuvé par la Santé publique l'automne dernier.

« Si jamais on peut jouer des matchs, ce qu'on espère vraiment, ça pourrait être à l'intérieur d'une association de hockey mineur ou à l'intérieur d'une région. (...) Si jamais on doit adapter ce plan en fonction, par exemple, du nombre de joueurs, nous sommes prêts à le faire.» 

- Marie-Joël Desaulniers, directrice des communications Hockey Québec

Chose certaine, Hockey Québec ne décrètera pas l'annulation de la saison 2020-2021. L'annonce viendra des différentes associations, parfois en lien avec les décisions de la municipalité quant à l'ouverture des arénas. Les associations sont également responsables d'un éventuel remboursement de frais d'inscriptions. Les cotisations qui relèvent de Hockey Québec seront remboursées selon le nombre de semaines où l'enfant a pu jouer au hockey.

Pour le critique aux sports et loisirs du Parti libéral, Enrico Ciccone, il est temps que le gouvernement Legault analyse les pour et les contre d'une reprise du sport amateur, comme il l'a fait pour la réouverture des écoles. À l'exception de certains programmes sport-études, des milliers de jeunes de partout au Québec ont été privés de leurs organisations sportives depuis le début octobre dans Grand Montréal..

«Ce n’est peut-être pas une troisième et une quatrième vague au niveau de la Covid-19 qui nous attend, mais une vague de problèmes de santé mentale et d'autres problèmes connexes liés au confinement.»

- Enrico Ciccone, député de Marquette

Le vice-président de Hockey Montréal, Stephan Welsh, ne se fait pas d'illusion sur l'issu de cette saison. Un retour au jeu en atelier, même en petits groupes, est pratiquement impossible en zone rouge. Son organisation qui représente 4 400 jeunes promet, malgré tout, d'être prête si la santé publique donne le feu vert.

Ailleurs au Québec, les associations de hockey mineur de Lévis, Saguenay et Saint-Jean-sur-Richelieu se donnent jusqu'au 22 février pour prendre une décision. Hockey Sherbrooke se donne jusqu'au 8 mars pour prendre une décision finale sur un éventuel retour au jeu avec des matchs à quatre contre quatre. Même en zone orange, on ne prévoit pas de retour au jeu à court terme en Abitibi-Témiscamingue et au Saguenay-Lac-Saint-Jean. 

Certaines organisations étudient la possibilité de reprendre le temps perdu jusqu'à la fin avril si la situation le permet. Hockey Outaouais s'est entendue avec la Ville de Gatineau pour du temps de glace jusqu'en mai. Toutes les organisations à qui nous avons parlé sont confiantes de pouvoir patiner, au plus tard, cet été.

Environ 100 000 jeunes pratiquent notre sport national chaque année.

Avec la collaboration de Maxime Brindle, Carolyne Labrie, Philip Rodrigue Comeau, Samuel Deschênes, Frédéric Beaulieu, Marc Toussaint, Jean-François Desaulniers et Andrée-Anne Barbeau, journalistes Bell Média.