Immigration: la CAQ choisira en fonction des besoins économiques

Tel que promis durant la campagne électorale, la Coalition Avenir Québec amorce sa réforme du système d'immigration. Le projet de loi 9, déposé aujourd'hui à l'Assemblée Nationale, ne s'attaque pas au nombre d'immigrants, mais plutôt à la façon dont ils seront sélectionnés.

Tel que promis durant la campagne électorale, la Coalition Avenir Québec amorce sa réforme du système d'immigration. Le projet de loi 9, déposé aujourd'hui à l'Assemblée Nationale, ne s'attaque pas au nombre d'immigrants, mais plutôt à la façon dont ils seront sélectionnés.

Dans un contexte de pénurie de main-d'oeuvre, le ministre de l'Immigration souhaite que les nouveaux arrivants soient choisis en fonction des besoins du marché du travail. 

« On l'a toujours dit, l'objectif c'est de s'assurer que les gens puissent venir s'installer au Québec, en fonction du profil de compétences qu'ils ont. Il n'y avait pas d'adéquation entre les emplois disponibles et le profil des individus. » Simon Jolin-Barrette, ministre de l'Immigration

Le gouvernement se donne donc le droit d'imposer certaines conditions pour attribuer une résidence permanente. La CAQ pourra donc aller de l'avant avec son test des valeurs québécoises et de la connaissance du français. Les immigrants pourraient aussi devoir s'installer dans une région précise du Québec, selon leurs profils d'emplois et les besoins de main-d'oeuvre en vigueur. 

Des discussions entre Québec et Ottawa sont à prévoir puisque le fédéral devra donner son accord pour céder cette compétence.

Afin d'accélérer la mise en place du processus, les 18 000 demandes en attente, selon le système du premier arrivé premier servi, seront éliminées. Il en coûtera environ 19 millions $ au gouvernement pour rembourser les frais déjà payés par les demandeurs. Les candidats toujours intéressés à venir s'installer au Québec devront reprendre le processus. 

Les partis d'opposition ont tous démontré leur désaccord face au projet de loi 9. La porte-parole libérale en matière d'Immigration, Dominique Anglade, l'a qualifié «d'inhumain».