Jour de déménagement difficile

Des familles et des animaux en paient le prix

Le premier juillet est synonyme de congé, mais aussi de déménagement. Cependant, cette année s'avère particulièrement difficile pour certaines familles. Plusieurs d'entre elles sont dans l'impasse et se retrouvent sans logis. En plus des prix élevés et des retards dans la construction, beaucoup ont dû composer avec la Covid-19. Les règles sanitaires ont notamment empêché les visites pendant plusieurs semaines. La pénurie de logements aggrave également la situation. Selon la Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL) le taux d'inoccupation des logements locatifs atteint seulement 1,5% pour le Grand Montréal et frôle à peine les 2% pour l'ensemble du Québec. Il s'agit du taux le plus bas depuis 2004.  Selon La Presse, aux cours des dernières semaines l'Office municipal d'habitation de Montréal a reçu près de 455 demandes d'aide de familles, 171 d'entre elles recherchent encore un logement. 

Familles et animaux en paient le prix

Depuis le premier juin, plus d'une centaine de familles en détresse ont contacté la SPCA de Montréal, souvent en larmes, parce qu'elles sont incapables de trouver un logis abordable leur permettant de garder leur animal. Dans un communiqué émis par la SPCA, la directrice générale Élise Désaulniers dénonce le fait que ces familles soient obligées d'abandonner leur animal parce que les propriétaires refusent qu'elles emménagent avec leur chat ou leur chien.

« Il s'agit d'une situation triste et injuste (...) les propriétaires ont la clé pour alléger cette situation extrêmement pénible pour des milliers de personnes.»               Élise Désaulniers, d.g. SPCA de Montréal

Depuis hier, quatre animaux ont été abandonnés par leurs propriétaires en raison d'un déménagement. La SPCA s'attends à ce que ce nombre augmente aux cours des prochains jours et des prochaines semaines.

Pendant ce temps...des locataires refusent de quitter leur logement

Alors que des familles peinent à se trouver un logement, d'autres refusent carrément de quitter le leur. Selon la CORPIQ, l'organisme qui représente les propriétaires, certains locataires comptent continuer d'occuper le logement sans autorisation. Selon un sondage réalisé du 5 au 11 juin, 5% des propriétaires ont été prévenus par au moins un locataire qui ne compte pas déménager. C'est plus que le double du chiffre habituel. Une occupation sans droit permet habituellement au propriétaire d'obtenir d'urgence une audience à la Régie du logement, puis une ordonnance d'expulsion en quelques semaines. Cependant avec l'accumulation de demandes de toutes sortes devant le tribunal, la CORPIQ ignore quels seront les délais d'attente dans les différentes régions pour obtenir une audience.