La commission Laurent sur les droits des enfants débute

La commission transpartisane comptera sur 5 experts et un représentant de chacun des quatre partis à l'Assemblée nationale.

La Commission spéciale sur les droits des enfants et la protection de la jeunesse, présidée par Régine Laurent, a débuté ses audiences mardi matin à Montréal.

Dans son allocution d'ouverture, Mme Laurent a déclaré que l'existence de la commission résultait d'un constat d'échec à la suite du décès de la petite martyre de Granby

« Si on est ici aujourd'hui, c'est parce qu'on a eu un électrochoc le 29 avril dernier. Un événement tragique qui a été la bougie d'allumage d'une prise de conscience nationale, un point de rupture devant notre échec. » - Régine Laurent, présidente de la commission

Mme Laurent a également qualifié le système de «désuet» et de «malade». 

La commission se penchera sur le système québécois de protection de la jeunesse, incluant son financement et ses règles. 

Cinq semaines d'audience, diffusées en direct sur le web, sont prévues d'ici le temps des fêtes.

Le rapport final doit être présenté au gouvernement, au plus tard, en novembre 2020.

En cette première journée, des adultes qui ont eu affaire à la Direction de la protection de la jeunesse quand ils étaient enfants ont témoigné.

Il a été question d'abus par des familles d'accueil et de lacunes dans l'accompagnement des jeunes, autant dans le système que lorsque les enfants en sortent.