La Sûreté du Québec en deuil d'un de ses policiers

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La Sûreté du Québec est en deuil à la suite du décès d'un de ses agents. Patrick Bigras, 45 ans, s'est enlevé la vie, vendredi dernier.

Il s'agit du premier agent qui était intervenu chez le Dr Guy Turcotte en 2009. Il avait témoigné au procès du cardiologue reconnu coupable du meurtre non prémédité de ses deux enfants.

Le policier avait gardé des séquelles de cet événement. Sans faire de lien direct avec son décès, le syndicat qui représente les agents de la SQ consent que ce genre de scène de crime est particulièrement éprouvante.

« Quand on traite un événement où il y a des enfants impliqués, généralement les policiers ont des enfants donc il y a une espèce de bascule qui peut se faire. (...) Il y a une répercussion. Des fois c'est long, des fois c'est immédiat. Plus c'est long, plus c'est sournois. »

- Pierre Veilleux, président de l'Association des policières et policiers provinciaux du Québec

ISABELLE GASTON RÉAGIT 

Isabelle Gaston, la mère des deux enfants tués parTurcotte a eu ces mots de compassion sur Facebook :

La ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault, a aussi réagi, via Twitter:

La communauté policière est ébranlée

Sur Facebook, plusieurs policiers en deuil ont changé leur photo de profil par une image de ruban noir avec le numéro de matricule du policier décédé.

Plusieurs agents de la SQ ont modifié leur photo de profil Facebook en signe de respect.

La situation est particulièrement difficile pour les coéquipiers du défunt qui ont été rencontrés dans les dernières heures. La Sûreté du Québec et le syndicat mettent à la disposition du personnel différents programmes d'aide, incluant des rencontres de groupes et un suivi individuel au besoin. Ce protocole concerne aussi d'anciens partenaires de travail qui oeuvre dans d'autres postes de police.

«Ce sont tous des gens qui se connaissent bien (...) qui sont plus des amis que des collègues de travail. Il y a un impact direct sur les gens qui l'entourent.»  - Pierre Veilleux, président de l'Association des policières et policiers provinciaux du Québec

M. Veilleux affirme qu'il est toujours difficile pour un policier de s'ouvrir sur un sentiment de détresse qui l'habite, mais que les mentalités ont tendance à changer.

Si vous ou un de vos proches a besoin d'aide, n'hésitez pas à contacter le 1-866-APPELLE.