LAC SAINT-JEAN: l'identité dévoilée et les recherches se poursuivent

Les recherches pour retrouver les motoneigistes disparus au Lac Saint-Jean se poursuivent.

On connait maintenant l'identité du motoneigiste français dont le corps a été retrouvé vendredi midi, au Lac Saint-Jean. Aucun effort n'est ménagé en ce samedi à Saint-Henri-de-Taillon, au Lac Saint-Jean, pour retrouver les quatre autres touristes français disparus depuis mardi soir.

 

Il s'agit de Gilles René Claude, 58 ans. La Sûreté du Québec a confirmé son identité cet avant-midi alors que le coroner l'a formellement identifié. On avait parlé de lui cette semaine alors qu'il est le père de trois biathlètes, dont un qui lui a dédié sa première médaille à vie en Coupe du monde de biathlon.

Cela veut donc dire que Yan Thierry et Jean-René Dumoulin, tous deux âgés de 24 ans, ainsi qu'Arnaud Antoine, 25 ans et Julien Benoît, 34 ans, sont toujours portés disparus. Ils sont originaires des régions de l'Alsace et des Vosges. Le guide québécois du groupe de touristes français, Benoit Lespérance, 42 ans, a perdu la vie après être tombé à l'eau.

Les recherches ont repris ce matin à l'aube et c'est exactement la même chose que ce qui a été fait hier et qui a permis de retrouver, sur l'heure du dîner, le corps d’un des touristes français. Il a été repêché dans la rivière Grande Décharge, à plus de 2 kilomètres de la zone initiale où 6 des 7 motoneiges ont été retrouvées.

Plus d'une trentaine de policiers sillonnent les berges de la rivière La Grande Décharge en motoneige et la surface de l'eau à bord de plusieurs embarcations. L'hélicoptère de la Sûreté du Québec est aussi mis à contribution pour survoler la zone de recherche, qui s'étend sur une dizaine de kilomètres.

« La surface de recherche s'est agrandie considérablement en retrouvant le corps à plus de 2 kilomètres du point initial, qui était les motoneiges. On a les effectifs qu'il faut. Une réévaluation constante du dossier est faite selon les nouveaux éléments. »

- Sergent Hugues Beaulieu de la Sûreté du Québec

Trois équipes de plongeurs et de sauveteurs sont aussi à bord d'embarcations distinctes pour tenter de trouver tout indice possible. Ces embarcations sont munies de sonars latéraux, qui permettent d'avoir une vision relativement claire du fond marin. Les plongeurs peuvent aussi se déplacer de façon plus efficace et plus vite à l'aide de petits propulseurs sous-marins.

Alors que la situation est tragique chez nous, l'attente est longue et pénible pour les familles des disparus français et les trois rescapés de cette tragique randonnée en motoneige. La petite communauté de Sainte-Marie-aux-Mines, dans l'est de la France, est bouleversée. La situation est d'autant plus triste que deux des jeunes disparus attendaient un enfant.