Le remplacement d'urgence devenu un problème quotidien dans les écoles


Une enseignante dans une classe d'une école primaire (Centrale des syndicats du Québec (CSQ))

Le remplacement d'urgence d'un enseignant est devenu une problématique quotidienne dans plusieurs centres de services scolaires, rapporte Le Journal de Montréal.

Le remplacement d'urgence (RU) ou dépannage obligatoire survient lorsqu'un professeur est absent, qu'il n'y a pas de suppléant et que les autres enseignants prennent le relais à tour de rôle lorsqu'ils n'ont pas d'élèves sous leur responsabilité. Le recours au remplacement d'urgence serait courant en raison des banques de supplémants qui sont actuellement vides au Québec.

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Sur la Rive-Sud, au Centre de services scolaires Marie-Victorin, le phénomène a pris une ampleur démesurée en quatre ans.

On a noté une augmentation de plus de 7 200% entre l'année scolaire 2018-2019 et celle de 2021-2022. 

En effet, le CSS Marie-Victorin comptait 190 pérides de RU en 2018-2019 et ce chiffre grimple à 13 776 pour l'année scolaire 2021-2022.

Globalement, l'enquête du Journal de Montréal indique que 23 centres de services scolaire sur 26 ayant répondu à sa demande d'accès à l'information ont recours beaucoup plus souvent au RU qu’avant la pandémie. Dans 21 CSS, le phénomène était en hausse l’an dernier. 

À certains endroits, le nombre de minutes, de périodes ou encore les sommes d’argent consacrées au RU ont par exemple doublé, triplé ou sextuplé en quatre ans.