Légalisation de la marijuana : le PQ dit 18 ans


Marijuana

Le Parti québécois souhaite une légalisation de la marijuana dès l'âge de 18 ans au Québec.

Il a présenté ses propositions au gouvernement Couillard pour sa loi-cadre, qui doit être dévoilée bientôt.

L'âge minimal est la clé de l'efficacité de la légalisation selon le chef Jean-François Lisée.

"Si on légalise à 21 ans ou à 25 ans, les consommateurs vont aller l'acheter chez les Hells. Et les Hells, la santé publique, ça ne les intéresse pas" - Extrait du point de presse de Jean-François Lisée

Bien que M. Lisée reconnaisse que le "pot" soit nocif pour le cerveaux des 21 ans et moins, il affirme que de l'autoriser à partir de 18 ans permettra de mieux sensibiliser les jeunes, qui de toutes façons, trouveront les moyens d'en consommer.

Québec solidaire prône également un âge légal fixé à 18 ans.

La Coalition avenir Québec, est le parti le plus dur sur la question, souhaitant âge minimal à 21 ans.

Quant au gouvernement Couillard, il a laissé entendre que notre loi ne devrait pas être trop différente de celle de nos provinces voisines, afin de décourager l'exode des consommateurs. L'Ontario fixera l'âge à 19 ans, soit le même que pour l'alcool.

COMBIEN DE PLANTS PAR MAISON ?

Le parti de Jean-François Lisée souhaite limiter la culture de plants de marijuana à deux par domicile, plutôt que les quatre permis par le fédéral. La Coalition avenir Québec ne permettrait pas la culture à la maison.

Bien que le gouvernement Couillard n'ait pas tranché la question, le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, a émis de vives inquiétudes sur l'applicabilité d'une limite de plants.

QUI POURRAIT EN VENDRE ?

Le seul point de rencontre entre les trois oppositions est de remettre la responsabilité de la vente à une filiale de la SAQ.

Pour ce qui est de la vente en ligne, le PQ l'autoriserait, mais seulement à partir du site qui serait créé par la SAQ. La CAQ interdirait la vente en ligne.

QUE FAIRE AVEC LES PROFITS ?

Jean-François Lisée demande au fédéral de remettre aux provinces l'ensemble de la TPS qui sera perçue sur la vente, afin de les aider à gérer les conséquences de la légalisation.

Comme la CAQ, le PQ souhaite que les profits soient entièrement utilisés pour la sensibilisation et la santé des jeunes.