Les sports de combat reprennent au Québec

Boxe-unsplash Solal Ohayon

Les amateurs de boxe, judo, karaté et autres sports de combat attendaient avec impatience le feu vert  pour reprendre les affrontements. Ils l'ont finalement reçu mardi, de la bouche de la ministre déléguée aux sports Isabelle Charest.

Plusieurs consignes de sécurité devront toutefois être respectés. Les groupes d'entraînement devront être constitués d'un maximum de quatre personnes. Les participants devront aussi respecter la distanciation physique de deux mètres en tout temps, sauf lors des échauffements et des combats.

Les organismes sportifs devront faire signer un formulaire de consentement à chacun des athlètes pour s'assurer qu'ils reconnaissent les conséquences possibles à long terme de la COVID-19.

«(...) les essoufflements qui persistent, la diminution permanente de la capacité pulmonaire, la fatigue extrême, etc. Les combattants doivent avoir pleine conscience des risques auxquelles ils s'exposent. » - Isabelle Charest, ministre délégué aux Sports

La santé publique demande aussi aux athlètes de redoubler de prudence à l'extérieur du gymnase pour éviter de transmettre le virus à leur entourage.

Les six fédérations de sports de combat du Québec se disent satisfaites de ces conditions. Selon le regroupement, la reprise des activités pour des milliers de personnes permettra de sauver une centaine de clubs sportifs.

Bientôt des galas de boxe devant public

Les athlètes et promoteurs de boxe professionnelle réclament depuis plusieurs semaines le droit de reprendre leur gagne-pain en sol québécois. Quelques boxeurs , dont la Montréalaise Kim Clavel, ont dû se résoudre à poursuivre leur cheminement aux États-Unis.

Les galas de boxe professionnels pourront reprendre dans les prochains jours. Avant de procéder, les promoteurs devront soumettre un plan de gestion à la santé publique.

Le président d'Eye of the Tiger Management, Camille Estephan, avait fait des représentations auprès du Dr Horacio Arruda récemment. Le protocole qu'il avait proposé incluait des combats à huis clos et des tests pour les boxeurs, les entraîneurs et autres employés autour du ring.