Les ventes de maisons à Montréal ont diminué de 20% au mois d'août


Les ventes pour le mois d'août se sont chiffrées à 2681, tandis que le nombre d'inscriptions actives a atteint 13 715, a précisé l'association. (Graham Hughes | La Presse canadienne)

Le marché montréalais de l'habitation a changé de vitesse le mois dernier, les ventes ayant chuté de 20% d'une année à l'autre pendant que les inscriptions en vigueur ont augmenté de 37%, a indiqué mardi l'Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ).

Les ventes pour le mois d'août se sont chiffrées à 2681, tandis que le nombre d'inscriptions actives a atteint 13 715, a précisé l'association.

Selon le directeur du service de l'analyse de marché de l'APCIQ, Charles Brant, la direction du marché connaît un changement «drastique» puisque le mois d'août se caractérise généralement par un volume de propriétés à vendre inférieur à la plupart des autres mois de l'année.

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«Contrairement à ce que l'on a pu enregistrer depuis les 20 dernières années, le mois d'août que nous venons de traverser est celui qui a connu le plus de mises en vente depuis le début de l'année», a souligné M. Brant dans un communiqué.

La hausse des taux d'intérêt et des taux hypothécaires ralentit le rythme des transactions à mesure que les stocks s'accumulent, ce qui entraîne un rééquilibrage du marché, mais de manière plus graduelle que dans d'autres régions canadiennes.

«Le processus de rééquilibrage du marché est donc en cours [...], se manifestant par un glissement du ratio de ventes par nouvelles inscriptions et une baisse rapide de la proportion de ventes de propriétés conclues à la suite d'un processus de surenchères», a poursuivi M. Brant.

«Cette situation conduit inévitablement à un décrochage des prix et à l'effacement des gains excessifs issus de l'emballement du début d'année et qui était à leur pic au printemps.»

Comme lors des derniers mois, les différents secteurs de la grande région montréalaise ont évolué à des rythmes différents, même s'ils ont tous ralenti. La Rive-Nord a connu le plus faible ralentissement, avec une baisse de 3% des ventes sur une base annuelle.

Les transactions de la Rive-Sud ont pour leur part diminué de 10 %. Mais les reculs des régions de Vaudreuil-Soulanges, Laval, l'île de Montréal et Saint-Jean-sur-Richelieu ont été beaucoup plus marqués, atteignant entre 23% et 34%.

Les habitations les plus touchées par la baisse des ventes ont été les plex, soit les immeubles de deux à cinq logements, avec une baisse de 36 % du nombre de transactions. Les ventes de copropriétés ont diminué de 22 % et celles de maisons unifamiliales, de 14%.

L'APCIQ a également constaté que le prix médian des maisons unifamiliales avait augmenté de 5% d'une année à l'autre, pour atteindre 525 000 $, tandis que celui des copropriétés a légèrement augmenté de 3 % pour atteindre 385 000 $ au cours de la même période.

Cependant, les prix médians des maisons unifamiliales et des copropriétés étaient moins élevés en août qu'en juillet.