Lettre empoisonnée à Donald Trump: Une résidente de St-Hubert sera accusée

Pascale Ferrier, 53 ans, sera accusée mardi à Buffalo. - KRGV.com

Une femme soupçonnée d'avoir envoyé une lettre empoisonnée à Donald Trump doit comparaître demain à Buffalo. Pascale Ferrier, 53 ans, de St-Hubert a été arrêtée hier alors qu'elle tentait d'entrer aux États-Unis à partir d'un poste frontalier de l'Ontario vers l'État de New York. 

La suspecte était en possession d'une arme à feu. La lettre empoisonnée aurait été postée à partir de Saint-Hubert sur la Rive-Sud de Montréal pour ensuite transiter par le centre de traitement du courrier de l'arrondissement Saint-Laurent à Montréal. 

À la demande du FBI, la GRC a mené aujourd'hui une opération d'envergure dans un immeuble à condos du boulevard Vauquelin, à St-Hubert, en collaboration avec le Service de police de la ville de Longueuil. Les pompiers de la municipalité étaient également sur place. Les autorités confirment qu'il y a «un lien très clair» entre la suspecte et le condo perquisitionné.

La GRC mène une opération policière à St-Hubert, en lien avec une lettre empoisonnée envoyée à Donald Trump.

La GRC mène une opération policière à St-Hubert, en lien avec une lettre empoisonnée envoyée à Donald Trump - GRC

Pascale Ferrier, une programmeuse informatique, aurait déjà eu des démêlés avec la justice au Texas où elle aurait fait de la prison en lien avec la possession illégale d'une arme à feu.

Pascale Ferrier, 53 ans, sera accusée mardi à Buffalo. - KRGV.com

Pascale Ferrier, 53 ans, sera accusée mardi à Buffalo. - KRGV.com

La missive contenait une poudre granuleuse associée à de la ricine. Il s'agit d'un puissant poison végétal, 12 000 fois plus toxique que le venin du serpent crotale et pour lequel il n'existe pas d'antidote. Certains condos du secteur ont dû être évacués par mesure de sécurité.

«S'il s'agit bien de ricin ou d'une autre substance hautement toxique, il fallait absolument prendre les mesures pour s'assurer que la population est en sécurité, donc c'est pour ça qu'on a déployé autant de ressources et qu'on l'a fait dans un court laps de temps.» -Charles Poirier, caporal de la GRC

Audrey Folliot, journaliste Bell Média

(Avec la collaboration d'Audrey Folliot et Marie-Pier Boucher, journalistes Bell Média)