Libérez les détenus du Québec pour contenir la pandémie de COVID-19

La Ligue des droits et libertés demande au gouvernement Legault de réduire la population carcérale en libération une grande partie des personnes actuellement incarcérées dans les centres de détention provinciaux.

La Ligue des droits et libertés demande au gouvernement Legault de réduire la population carcérale en libérant une grande partie des personnes actuellement incarcérées dans les centres de détention provinciaux. 

Au moins 18 détenus sont actuellement placées en isolement dans un établissement de détention en attendant de savoir si ils sont infectés. 10 de ces 18 personnes sont détenues à la prison de Bordeaux à Montréal où les visites sont interdites jusqu'au 28 mars et peut-être plus. 

"Le virus pourrait se propager comme un feu de forêt en raison de la surpopulation, de l'exiguïté et de la configuration architecturale des lieux. Le nombre de personnes infectées sera possiblement très élevé et les équipes de soins de santé de ces établissements ne sont pas outillées pour y faire face" - Lucie Lemonde, porte-parole de la Ligue des droits et libertés. 

Mme Lemonde mentionne que les lieux de détention sont des terreaux extrêmement fertiles pour une propagation majeure du coronavirus. 

La LDL demande que soient libérés sans délai les détenus déjà malades, ceux qui sont âgés de plus de 60 ans, les femmes enceintes, ceux et celles dont la sentence achève, les personnes purgeant une peine discontinue ou de moins de 3 mois ainsi que les prisonniers en attente de procès, incapables de payer un cautionnement. 

Nombre de personnes incarcérées placées en isolement dans un établissement de détention pour des motifs sanitaires liés à la COVID-19 au 18 mars 2020

Établissement de détention

Nombre

Leclerc de Laval

2

Montréal

10

Québec

2

Rivière-des-Prairies

4

Total général

18

(Source : Ministère de la Sécurité publique)  

 

Les pénitenciers du Québec accueillent les détenus condamnés à des sentences de deux ans moins un jour ou à des peines discontinues, c'est-à-dire des sentences généralement purgés la fin de semaine. (arrivée le vendredi, départ le dimanche midi)