Longueuil va abattre une soixantaine de chevreuils au parc Michel-Chartrand

Étienne Phénix, journaliste Noovo Info

Une soixantaine de chevreuils du parc Michel-Chartrand, à Longueuil, seront abattus.

La nouvelle mairesse, Catherine Fournier, a tranché après avoir reçu un rapport qui indique qu'il s'agit de la seule solution pour assurer la biodiversité du parc. 

Les cerfs de Virginie font d'importants ravages et ne cessent de croître. Ils sont donc devenus trop nombreux pour la capacité de ce parc situé entre le Vieux-Longueuil et Boucherville, sur la rive-sud de Montréal. Selon un décompte effectué plus tôt cette année, le cheptel est composé de 72 bêtes, soit le double d’il y a quatre ans.

L'attachée de presse de Catherine Fournier souligne qu'une consultation citoyenne a été menée et que toutes les avenues ont été analysées. La viande sera offerte à des organismes communautaires.

En entrevue à RDI, la mairesse Fournier a indiqué que l'équilibre écologique est très ébranlé dans ce parc et que certains cervidés sont dans un état lamentable, puisqu'ils sont affamés.

«Pourquoi l'urgence est encore plus grande? Les cerfs sont dans des conditions de vie déplorables, ils sont sous-alimentés. Le nombre a explosé même dans la dernière année [...] avec la période de gestation, nous serions à près d'une centaine de cerfs, d'où l'importance d'agir rapidement. Nous aurons besoin de la collaboration du ministère de la Faune, on aura besoin des permis, puisque plus on attend, malheureusement plus le cheptel est important.» -Catherine Fournier

En novembre dernier, la Ville de Longueuil avait finalement fait marche arrière sur sa décision d'euthanasier une quinzaine de cerfs, choisissant plutôt l'option de relocaliser les animaux. L'ancienne mairesse Sylvie Parent avait même reçu des menaces de mort. Des manifestations de défenseurs des droits des animaux avaient également eu lieu. À l'époque, Catherine Fournier, qui était députée indépendante de Marie-Victorin, suggérait d'introduire le coyote de façon contrôlée.

La mairesse Catherine Fournier souhaite qu'à moyen et long terme, d'autres mesures que l'abattage soient envisagées, telle que la stérilisation. La population de chevreuils pourrait d'ailleurs compromettre une opération de reboisement prévue à la suite de l'abattage de 10 000 arbres en raison de l'Agrile du frêne.

Le rapport comprenant les autres solutions a été dévoilé mardi matin.