Martin Prud'homme prend en charge la sécurité publique à Montréal

Martin Prud'homme

La Ville de Montréal confie à l'ex-chef de la Sûreté du Québec et du SPVM, Martin Prud'homme, le dossier chaud de la sécurité publique. Son entrée en poste est prévue le 10 mai prochain. 

L'homme de 53 ans agira à titre de directeur général associé à la sécurité publique de la Métropole. Un de ses premiers mandats sera d'organiser les consultations publiques pour l'embauche du prochain chef du Service de police de la Ville de Montréal. C'est un service qu'il connait bien puisqu'il l'a dirigé de façon intérimaire en 2018 pour faire le ménage dans l'organisation à la demande du gouvernement Legault.

Martin Prud'homme a proposé lui-même sa candidature pour le poste après avoir travaillé 21 ans à la Sûreté du Québec. Le nouveau fonctionnaire municipal s'est distingué par sa grande feuille de route en tant que gestionnaire selon la mairesse de Montréal Valérie Plante. L'ancien policier considère la Métropole sécuritaire malgré les nombreuses agressions par arme à feu. 

« C'est une ville sécuritaire quand on la compare avec d'autres villes d'Amérique du Nord. Il y a un enjeu de violence armée. On a l'intention de travailler là-dessus. La sécurité publique c'est beaucoup plus qu'une réponse policière. » - Martin Prud'homme

 

UNE FIN DE CARRIÈRE CONTROVERSÉE

L'ancien patron de la Sûreté du Québec a été poussé à la retraite, en août 2021, après une longue saga avec le gouvernement du Québec. Il a été suspendu de ses fonctions pendant plus de deux ans pour son présumé rôle dans la chasse aux fuites journalistiques à l'UPAC. On lui reprochait un appel effectué à la Directrice des poursuites criminelles et pénales, Me Annick Murphy, sur le sujet en 2017.

Martin Prud'homme n'a jamais été accusé en Cour criminelle malgré l'enquête du BEI qui lui reprochait cependant une grave faute déontologique. Québec a démarré ensuite une procédure de destitution qui a été contestée en Cour civile par l'ex-chef de police. Le dossier a été abandonné après une entente confidentielle avec le gouvernement Legault.

La ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault, a refusé de commenter le dossier en entrevue ce matin.