Pistes cyclables: encore beaucoup du travail à faire selon CAA-Québec

Vélo - Istock BrianAJackson

Près d'un Canadien sur trois ferait davantage de vélo si les pistes et aménagements cyclables en place étaient plus adaptés et plus sécuritaires. C'est ce que révèle un récent sondage pancanadien mené par l'Association canadienne des automobilistes (CAA).

 

Les Canadiens seraient aussi plus nombreux à pédaler s'ils se sentaient plus en sécurité, à en croire les résultats obtenus. 40 % des répondants troqueraient la voiture pour le vélo s'ils avaient accès à des voies protégées par des barrières ou des voies piétonnières et cyclistes interreliées qui ne les obligeaient pas à passer par un tronçon de route.

Des bandes cyclables plus larges, colorées et des marques routières plus claires sont d'autres facteurs qui encourageraient le cyclisme. Malgré le piètre état de la chaussée de plusieurs pistes cyclables au Québec, les raisons les plus souvent évoquées pour expliquer pourquoi les gens ne pédalent pas plus sont surtout logistiques.

« Les deux choses qui sont revenues le plus souvent, 46 % c'est le mauvais temps. Par mauvais temps, les gens n'embarqueront pas sur leur vélo, et une trop longue distance à parcourir pour se rendre à destination. Cela dit, une fois que les gens enfourchent leur vélo, c'est certain qu'ils veulent être sur des voies sécuritaires, c'est quelque chose que CAA prône depuis toujours. On souhaite limiter le nombre d'accidents. On participe, par exemple à Montréal, à la Vision Zéro, qui tente d'avoir zéro décès sur les routes. »

- Nicolas Ryan, porte-parole de CAA-Québec

Également, l'organisme prône la cohabitation harmonieuse de nos routes, avec des aménagements qui permettent autant la circulation automobiliste que cycliste ou piétonne, et non d'un mode de transport au détriment d'un autre.

Le sondage visait notamment à mesurer les impacts des aménagements cyclables temporaires en raison de la COVID sur l'utilisation du vélo. 30 % des gens qui en faisaient occasionnellement ont indiqué en avoir fait plus pendant le confinement.

Le coup de sonde a été mené auprès de 2 824 répondants à travers le Canada du 5 au 16 juin dernier.