Procès des Farfadaas: les témoins de Mario Roy dénoncent de la brutalité policière


Mario Roy, ex-membre du groupe anti-mesures sanitaires. (Anaïs Elboujdaïni | Noovo Info)

Le procès des Farfadaas s’est poursuivi au palais de justice de Montréal, mercredi. Les témoins de l’ex-membre du groupe anti-mesures sanitaires Mario Roy ont été appelés à la barre.

La ligne directrice de ces témoignages est simple: ils souhaitent dénoncer la brutalité policière qui aurait eu place durant les manifestations du 20 décembre 2020 et du 13 mars 2021.

Le blocage du tunnel Louis-Hippolyte-La-Fontaine est survenu en marge de deux manifestations au centre-ville de Montréal contre les mesures sanitaires.

L’un des témoins appelés par M. Roy, Stéphane Provencher, était responsable de la sécurité lors de la manifestation du 20 décembre. M. Provencher raconte avoir vu des policiers traîner une femme par les cheveux. Celle-ci aurait été transportée en ambulance en raison d’une épaule disloquée.

Selon le témoin, les policiers «allaient chercher» les personnes qui ne portaient pas de masque dans la manifestation.

«J’ai constaté beaucoup de brutalité policière. C’est une date à marquer avec une pierre noire pour la démocratie», a-t-il lancé devant le juge Jean-Jacques Gagné.

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Deux autres témoins, qui étaient également présents à la manifestation du 20 décembre 2020, ont décrit que l’événement était plutôt «festif».

M. Provencher était également présent lors de la manifestation du 13 mars 2021. Il a raconté avoir vu des policiers «beurrer épais» des femmes de poivre de cayenne.

Rappelons que quatre co-accusés, incluant Mario Roy, font face à des accusations de de méfait et de complot de commettre un méfait en lien avec ces manifestations.

Mario Roy témoigne à son procès, mercredi après-midi, ouvrant la voie à ce que le procureur de la couronne le contre-interroge.

Témoignage de Mario Roy

À son tour à la barre, M. Roy est allé dans la même direction que les témoins précédents. L’accusé dit avoir vu des policiers s’en prendre à des personnes âgées sans motif valable.

Il raconte notamment une histoire dans laquelle une quinzaine de policiers se seraient regroupés autour d’une personne d’environ 70 ans qui avait la tête dans la neige et qui saignait.

«On dirait que le SPVM et la mairesse cherchent à provoquer une guerre civile», a lancé M. Roy.

Voyez le récapitulatif d'Anaïs Elboujdaini au bulletin Noovo Le Fil 17.

L’accusé rapporte que le blocage du pont-tunnel a été une décision spontanée. Il dit avoir communiqué avec l’agent de la Sûreté du Québec (SQ), Jason Gauthier, par message texte à 8h38, pour l’informer de son plan.

«Mon but n’a jamais été de nuire à une personne de traverser le tunnel ... Se faire retarder de quelques minutes dans le trafic est normal à Montréal… Quand on a réalisé qu’on dérangeait, on a décollé», a soutenu M. Roy.

Il a soutenu qu'il voulait que ça soit une manifestation pacifique.

À plusieurs reprises M. Roy et ses témoins ont tenté de présenter des preuves qui ont été refusées par le juge sous prétexte que ces éléments dépassent le cadre du procès.

Avec des informations d'Anaïs Elboujdaïni, Noovo Info.