Québec investit 100 millions $ en santé mentale

Québec souhaite prendre les bouchées doubles en matière de santé mentale. Le gouvernement Legault investit 100 millions $ pour améliorer l'accès aux soins et enrayer les listes d'attente d'ici mars 2022. Le ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux, Lionel Carmant, devait initialement faire cette annonce le 12 novembre prochain, en marge de la mise à jour économique. La tragédie survenue à Québec, qu'il a qualifié «d'imprévisible», a toutefois bousculé les plans.

Québec souhaite prendre les bouchées doubles en matière de santé mentale. Le gouvernement Legault investit 100 millions $ pour améliorer l'accès aux soins et enrayer les listes d'attente d'ici mars 2022.

Le ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux, Lionel Carmant, devait initialement faire cette annonce le 12 novembre prochain, en marge de la mise à jour économique. La tragédie survenue à Québec, qu'il a qualifié «d'imprévisible», a toutefois bousculé les plans.

La stratégie du gouvernement prévoit:

  • 35 millions $ pour l'achat de services en santé mentale 
  • 31,1 millions $ pour le rehaussement des services psychosociaux et en santé mentale dans les établissements pour 2021-2022
  • 19 millions $ pour le déploiement de 380 sentinelles. Ces équipes iront à la rencontre des clientèles vulnérables pour faire de la prévention et de la détection précoce.
  • 10 millions $ pour du financement supplémentaire aux organismes
  • 4,9M$ pour le déploiement accéléré de la stratégie numérique en prévention du suicide et le rehaussement de la ligne 1866-APPELLE

Le ministre Carmant affirme que seulement la moitié des gens qui ont des problèmes de santé mentale consultent. 70% d'entre eux se tournent directement vers des psychologues et des psychiatres, alors qu'ils pourraient profiter de services de première ligne. 

« Travailleurs sociaux, infirmières spécialisées, psychoéducateurs, éducateurs spécialisés, tous ces gens là peuvent avoir un impact sur la santé mentale des gens et améliorer leurs conditions (...) Le problème, surtout dans la pandémie, c'est qu'il y a beaucoup de détresse. La détresse quand elle se chronicise, c'est là qu'on a besoin de psychothérapie. »

- Lionel Carmant, ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux 

Environ 16 000 Québécois sont en attente de service en santé mentale.