COVID-19: Québec encourage les vacanciers à subir un test de dépistage

Ces écouvillons servent à faire les prélèvement nasaux et dans la gorge pour la détection de la COVID-19.

Québec lance un appel au dépistage volontaire, notamment à ceux qui reviennent de vacances et qui auraient pu avoir des contacts à risque pour la COVID-19. Le but est de limiter la contagion, alors que des cas actifs ne sont pas toujours répertoriés et pourraient contaminer d'autres personnes.​

 

Plusieurs personnes peuvent être allées en voyage ou encore avoir pris part à des partys ou événements privés, qui ne respectaient pas nécessairement le maximum de 10 personnes dicté par la santé publique. Les parents d'enfants ayant fréquenté des camps de jour où il y a des éclosions sont aussi sollicités.

Le ministre Dubé fait appel à un effort collectif pour que les cas actifs soient le plus bas possible avant l'arrivée d'une potentielle deuxième vague. Il ajoute de ne pas négliger le port du masque, le lavage de main et le respect de la distanciation physique. Il n'y a d'ailleurs toujours pas d'amende imposée aux gens qui ne respectent pas le port du couvre-visage.

« On est équipé pour [faire du dépistage volontaire]. Si vous avez le moindre doute [d'avoir pu être infecté], que ce soit de façon involontaire ou bien il y a eu un petit party et vous pensiez que vous étiez limités à 10 personnes, mais ça n'a pas pu se faire pour X raisons, n'hésitez pas à aller vous faire tester. »

- Christian Dubé, ministre de la Santé

Québec a fracassé ses objectifs de dépistage dans les derniers jours, ce qui est encourageant en vue d'une potentielle 2e vague de COVID-19. Le cap des 17 000 tests a aussi été dépassé plusieurs fois. Le ministre Dubé a toutefois promis de travailler à améliorer les délais pour la communication des résultats aux personnes testées. Certaines ont attendu plus de 72 heures avant de savoir si elles avaient ou non le virus.

Malgré tout, le nombre de nouveaux cas quotidiens demeurent stable, alors que la province a enregistré 123 nouveaux cas dans les 24 dernières heures et deux nouveaux décès, dont un survenu avant le 26 juillet

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Rassemblements de 250 personnes permis

À partir d'aujourd'hui, les rassemblements publics de 250 personnes sont permis dans les salles de spectacles, les cinémas et les amphithéâtres sportifs. C'est un maximum, permis seulement s'il est possible de respecter la distance sécuritaire d'un mètre et demi entre les gens.

Le port du masque sera également obligatoire à l'intérieur.

Le directeur national de Santé publique, le Dr Horacio Arruda, n'a pas l'intention de relâcher ces mesures à court terme.

« Allons-y avec ce qui est là, voyons les effets que ça peut représenter. Est-ce qu'on va avoir des éclosions associées à des spectacles ou pas. On fait déjà un pas, de 50 à 250 personnes. Le 1,5 mètre, je pense qu'actuellement, c'est déjà un compromis. »

- Dr Horacio Arruda

D'ailleurs, Québec annonce une aide de 6 millions de dollars pour les propriétaires de salles de spectacle. Le but est de faciliter la relance en leur donnant accès à des liquidités. Les festivals et autres grands événements demeurent interdits jusqu'au 31 août.

Le masque au secondaire?

Les élèves du secondaire pourraient devoir porter le masque à l'école à la prochaine rentrée scolaire. Le directeur national de Santé publique, le Dr Horacio Arruda, a indiqué que cette mesure serait réévaluée.

Plusieurs intervenants du milieu trouvent incohérent qu'il soit obligatoire dans les lieux publics fermés pour les personnes de 12 ans et plus, mais pas dans les écoles.

Le Dr Arruda a précisé que même si une classe est un lieu public fermé, c'est un contexte contrôlé où les enseignants peuvent notamment gérer la distanciation physique.

Les protocoles d'urgence en cas de 2e vague de la COVID-19 ou d'une éclosion dans une école devraient également être précisés dans les prochaines semaines. Le plan présenté en juin sera mis à jour.

L'opposition accuse le gouvernement Legault de trainer de la patte alors que l'Ontario a dévoilé son plan jeudi dernier.