Québec resserre l'encadrement des chiens dangereux

Le gouvernement Legault propose de nouvelles règles pour mieux encadrer les chiens dangereux. Les médecins et vétérinaires auront l'obligation de signaler les morsures aux municipalités. La bête sera automatiquement euthanasiée si elle a tué ou mordu gravement un citoyen.

Le gouvernement Legault propose de nouvelles règles pour mieux encadrer les chiens dangereux. 

Les médecins et vétérinaires auront l'obligation de signaler les morsures aux municipalités. La bête sera automatiquement euthanasiée si elle a tué ou mordu gravement un citoyen.

Aucune race ne sera interdite, mais les chiens potentiellement dangereux devront être stérilisés, vaccinés contre la rage et micropucés. 

Les maîtres auront aussi l'obligation de les tenir en laisse et de leur enfiler une muselière lorsqu'ils seront dans les lieux publics.

Le règlement présenté par la ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault, stipule que tous les chiens devront être enregistrés auprès des autorités municipales et porter la médaille fournie par la ville.

L'application des lois sera assurée par les municipalités qui auront aussi la possibilité de saisir un chien jugé dangereux et d'imposer des amendes, au besoin.


 

Des lois attendues

Ces nouvelles règles étaient espérées par plusieurs, notamment dans la municipalité du Canton de Potton, en Estrie

Une joggeuse y a été sauvagement attaquée par trois chiens le 29 mars dernier.

« Ça va me permettre de compléter le changement réglementaire et de faire adopter un nouveau règlement à la municipalité. (...) J'ose croire que les nouvelles règles vont faire en sorte que la probabilité que des incidents comme le nôtre se produisent soit grandement diminuée.» - Jacques Marcoux, maire du Canton de Potton.

Lise Vadnais, dont la soeur a été tuée par un pitbull à Montréal en 2016, était à Québec pour le dévoilement de ce projet de règlement. Depuis le décès de sa soeur, la dame milite  pour l'interdiction des chiens pitbulls. 

Même si le gouvernement ne va pas dans cette direction, elle estime qu'il s'agit d'un bon début. Mme Vadnais croit que le projet de loi est appelé à être bonifié dans le futur.