RETOUR EN CLASSE: des profs s'inquiètent pour leur santé

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L'anxiété est palpable dans plusieurs salles de profs avec le retour à temps plein des élèves de secondaire de 3-4 et 5 en zone rouge, lundi. Certains syndicats comme la Fédération du personnel de l'enseignement privé CSQ (FPEP-CSQ) pensent que François Legault pourrait provoquer une troisième vague de pandémie en précipitant ses gestes.

Le premier ministre a lui-même admis, mardi, prendre un «risque» en renvoyant tout le monde en classe alors que le nombre de variants continue de grimper. Selon lui, le jeu en vaut la chandelle en raison des impacts positifs sur les apprentissages et la santé mentale des jeunes dont le moral est au plus bas après des mois de confinement.

Le président de la FPEP-CSQ, Stéphane Lapointe, rappelle qu'on compte 880 classes fermées et plus de 2 100 cas de COVID-19 dans les écoles du Québec. Depuis lundi, au moins une douzaine de classes, la majorité dans le Grand Montréal, ont fermé leurs portes en raison d'un cas suspect de variant d'après la compilation du site COVID-ÉCOLE Québec. Rien pour rassurer les profs qui se retrouveront avec 2 fois plus d'élèves en classe la semaine prochaine.

«C'est un service essentiel l'éducation. Il faut que les élèves soient scolarisés. Est-ce qu'on peut s'assurer que ces gens-là soient suffisamment protégés pour rentrer au travail le matin?» - Stéphane Lapointe, président FPEP-CSQ

L'accueil est aussi mitigé du côté du Syndicat de Champlain en Montérégie qui souligne une autre volte-face du gouvernement Legault avec à peine 3 jours d'avertissements. S'il se réjouit du retour des élèves en classe, il rappelle que la pénurie de main-d'oeuvre est criante dans plusieurs écoles. Le personnel et les élèves doivent rester à la maison pendant 14 jours en cas de contacts significatifs avec un cas suspect de variant.   

«On risque de se retrouver avec une plus grande quantité de classes qui vont fermer. Ce que ça veut dire, c'est qu'on va probablement rebasculer d'ici une à deux semaines en mode enseignement à distance. On va jouer au yo-yo comme ça ouverture, fermeture, ouverture...» Jean-François Guilbault, v.p. Syndicat de Champlain section des Patriotes 

C'est pourquoi plusieurs syndicats demandent de vacciner les enseignants en priorité pour éviter des ruptures de service.

Le retour à temps plein à l'école sera crucial pour la réussite scolaire de plusieurs jeunes alors que le dernier bulletin comptera pour 65% de la note finale avec les ajustements apportés par le ministère de l'Éducation.