«Situation sans précédent»: des chambres partagées aux soins intensifs de l'Hôpital de Montréal pour enfants


Près de la moitié des chambres aux soins intensifs de l'Hôpital de Montréal pour enfants (L'HME) ont été réaménagées pour pouvoir accueillir deux patients simultanément alors que l'unité lutte contre une augmentation des cas graves. (John Moore | Getty Images via Associated Press)

Près de la moitié des chambres aux soins intensifs de l'Hôpital de Montréal pour enfants (L'HME) ont été réaménagées pour pouvoir accueillir deux patients simultanément alors que l'unité lutte contre une augmentation des cas graves.

Ce texte est la traduction d'un article de CTV News.

Cinq des 12 chambres de l'unité de soins intensifs (USI) sont prêtes à être doublées, a confirmé vendredi matin la porte-parole de L'HME, Christine Bouthillier.

Elle a noté que jusqu'à présent, une seule pièce est présentement occupée par deux enfants, mais que les autres se tiennent prêtes en cas de besoin.

Mme Bouthillier a déclaré que l'arrangement est une réponse à des circonstances «exceptionnelles».

«Avant même la construction de l'hôpital, il était prévu que les salles de soins intensifs seraient aménagées pour accueillir deux patients par chambre en cas de demande exceptionnelle de services, comme lors d'une pandémie», a-t-elle précisé.

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Les hôpitaux de toute la province sont submergés par un trio d'infections entraînant davantage de déplacements aux urgences et, ultimement, aux soins intensifs : COVID-19, grippe et virus respiratoire syncytial (VRS) chez les enfants.

Lors d'une conférence de presse plus tôt cette semaine , le ministre de la Santé du Québec, Christian Dubé, a déclaré que même si les cas de grippe sont stables, ils devraient augmenter.

Pendant ce temps, les cas de VRS ont explosé, obstruant les salles d'urgence pédiatriques.

Selon Mme Bouthillier, l'hôpital ne jumellera les patients que dans des circonstances précises.

«Ces modifications ont été apportées selon un protocole précis, notamment en termes de prévention et de contrôle des infections. Par exemple, les deux patients doivent avoir le même virus et ne pas être intubés», précise-t-elle.

«Le protocole a un calendrier indéfini», a-t-elle ajouté.

«Cette situation est totalement inédite. Il est donc difficile de prédire combien de temps elle va durer.» 

Le ministre de la Santé, Christian Dubé a fortement recommandé le port du masque dans les lieux publics très fréquentés pour lutter contre le «cocktail épicé» des infections qui circulent actuellement, mais ne l'a pas rendu obligatoire.