Un motocycliste meurt après avoir fauché un travailleur routier à Laval

Un motocycliste de 28 ans est mort après avoir fauché un travailleur de la construction dans une zone de travaux routiers sur l'autoroute 440 Est à Laval mercredi soir. 

Le drame s'est produit vers 21h entre la montée Saint-François et l'autoroute 25 où des travailleurs s'apprêtaient à fermer la voie de gauche.

Ian Jacobsen, originaire de l'Épiphanie dans Lanaudière et sa passagère filaient à plus de 200 km/h selon des témoins, lorsqu'ils ont tenté d'éviter les véhicules de services pour terminer leur course contre une camionnette blanche de type pick-up. Ils ont été éjectés de leur monture sous la force de l'impact. 

La passagère également âgée de 28 ans est toujours dans un état critique à l'hôpital.

En après-midi, le travailleur routier était hors de danger. Le père de famille de 34 ans a eu une jambe arrachée et le bassin fracturé. 

La vitesse est en cause selon la Sûreté du Québec qui a dépêché une équipe d'enquêteurs sur place. L'autoroute 440 Est a été rouverte à la circulation vers 3h ce matin. 

Facebook/Ian Jacobsen était au volant de volant de la moto qui a heurté le travailleur de la construction hier soir. Selon un de ses proches, le jeune homme aimait la vitesse.

Cosmo Santamaria/CTV Montréal

Un autre drame 

Il s'agit du 2e accident mortel à survenir en zone de travaux routiers cette semaine. Tôt lundi matin, un chauffard en état d'ébriété a fauché à mort un travailleur sur un chantier routier sur l'autoroute 20 à Sainte-Eulalie dans le Centre-du-Québec. Éric de Champlain-Blais, 44 ans est accusé d'avoir fui les lieux pour finalement être arrêté à Saint-Apollinaire, soit à environ 80 km de lieu de l'accident mortel. 

Éric Beaupré - Vingt 55/Accident mortel à Sainte-Eulalie

Augmentation de la surveillance sur les chantiers réclamée 

L'Association des travailleurs en signalisation routière réclame depuis longtemps une augmentation de la surveillance policière sur les chantiers, comme c'est le cas notamment aux États-Unis.

Le président de l’ATSRQ, M. Jean François Dionne demande également des pleines plus sévères pour les chauffards. Il invite le ministre des Transports, François Bonnardel à venir faire une tournée des chantiers avec lui pour constater par lui-même le danger pour les travailleurs de la construction causé par l'insouciance des automobilistes, dont plusieurs sont excédés par les nombreux cônes orange. 

"Au Minnesota, si tu frappes un travailleur de la signalisation, c'est punissable de 15 ans de prison et 7500$ d'amende. Au Québec, c'est 380$, 4 points de démérite" Jean-François Dionne, président de l'ATSRQ

 

Écoutez l'entrevue réalisée par le journaliste Étienne Phénix avec Jean-François Dionne, président de l'ATSRQ... 

Avec la collaboration de Benoit Chevalier, journaliste Bell Média Montréal