VACCINATION OBLIGATOIRE: le réseau de santé devra s'adapter

Christian Dubé

Le ministre de la Santé, Christian Dubé, n'a pas l'intention de déroger à la date butoir du 15 octobre pour la vaccination obligatoire des travailleurs de la santé. Le réseau devra s'adapter malgré les fermetures des urgences de Senneterre en Abitibi et à l'hôpital du Suroît à Salaberry-de-Valleyfield.

Christian Dubé rappelle que les gestionnaires ont encore un mois devant eux pour prévenir la suspension sans solde des nombreux travailleurs qui refusent le vaccin contre la COVID-19. Le numéro 1 du Québec en santé s'inspirera des meilleures pratiques de gestion en province pour palier le problème. Il a notamment fait mention des hôpitaux anglophones où le temps supplémentaire obligatoire (TSO) est inexistant. Il n'exclut pas non plus d'imposer des quarts de travail de 12h aux infirmières et d'augmenter le nombre de postes à temps plein.

«On savait qu'il y avait des risques (...) mais mon engagement et l'engagement de tout le monde qui est dans le personnel de la santé c'est d'offrir un environnement sécuritaire autant pour les patients que pour les employés eux-mêmes.» - Christian Dubé, ministre de la Santé 

Christian Dubé a annoncé du même souffle qu'une trentaine de patients supplémentaires ont été hospitalisés ces dernières 24h après avoir contracté la COVID-19. Tous ceux qui sont aux soins intensifs n'ont pas été vaccinés.

UN SYSTÈME AU BORD DU GOUFFRE

L'importante hausse des hospitalisations survient alors que plusieurs urgences débordent dans le Grand Montréal. Le taux d'occupation dépasse le 100% à plusieurs endroits et atteint même 136% en Montérégie. La situation la plus préoccupante reste l'hôpital du Suroît à Salaberry-de-Valleyfield avec un taux de 197%. Le personnel peine à garder la tête hors de l'eau après avoir fermé les portes de l'urgence pendant environ 16h, mercredi. Il y avait à peine 3 infirmières sur un total de 14 pour soigner une soixantaine de patients.

Pour éviter une nouvelle rupture de service, le directeur adjoint de l'établissement et la directrice des soins infirmiers ont mis leurs fonctions administratives de côté pour soigner les patients dans la nuit de jeudi à vendredi d'après le CISSS de la Montérégie-Ouest. Sa porte-parole, Jade St-Jean, qualifie la situation sur place de «critique» avec le début du week-end. Douze infirmières sont au travail, ce vendredi, sur un maximum de 14.

Le centre hospitalier est prêt à embaucher toutes infirmières qui souhaitent travailler temporairement sur place. Plusieurs nouveaux postes seront affichés la semaine prochaine.

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