VARIOLE DU SINGE : 17 cas suspects dans le Grand Montréal

La Dre Mylène Drouin, directrice régionale de santé publique - Capture d'écran CTV News Montréal

La Santé publique de Montréal enquête sur 17 cas suspects de variole du singe dans le Grand Montréal, une maladie rare déjà présente ailleurs dans le monde. 

15 se trouvent à Montréal, un sur la Rive-Sud et un sur la Couronne nord.

Les personnes infectées sont majoritairement des hommes entre 30 et 55 ans. Les hommes qui ont des relations sexuelles avec d'autres hommes seraient principalement touchés.

«Ce n’est pas une ITSS (infection transmissible sexuellement et par le sang). On est loin de vouloir stigmatiser une communauté.» -Dre Mylène Drouin, directrice régionale de santé publique

Les symptômes sont généralement de la fièvre, des frissons, des maux de tête, des ganglions enflés et des éruptions cutanées, notamment sur les parties génitales.

La variole du singe se transmet par contact avec des fluides corporels, des lésions sur la peau et des gouttelettes respiratoires. La période d'incubation après avoir été en contact avec la maladie est d'environ 5 à 21 jours.

«Ce n’est pas très contagieux, ça prend vraiment des contacts étroits, prolongés, par gouttelettes pour arriver à une transmission» -Dre Mylène Drouin, directrice régionale de santé publique

Les premiers possibles cas de symptômes remontent au 29 avril et es premiers cas suspectés ont été déclarés le 12 mai. La Santé publique de Montréal, qui croyait d'abord avoir affaire à des cas de chancre mou, a redirigé son enquête lorsque les autorités de l'État du Massachusetts ont signalé mercredi un cas de variole du singe chez un homme qui a récemment voyagé au Canada.

La plupart des cas ne sont pas sévères. Il n'y a pas de traitement spécifique pour guérir la maladie. 

«On n’a pas à paniquer. En faisant votre épicerie, en prenant le métro, il n’y a pas de risque» -Dre Mylène Drouin, directrice régionale de santé publique

La variole du singe est généralement limitée à l'Afrique, et les rares cas observés ailleurs dans le monde sont généralement liés à des voyages dans cette région.  Un petit nombre de cas confirmés ou suspects ont été signalés ce mois-ci au Royaume-Uni, au Portugal et en Espagne.

(Avec la collaboration de Julien Denis, Noovo Info)