VIH: plus de 17M$ pour améliorer le dépistage au Canada

Cet investissement a pour but d'améliorer l’accès au dépistage pour les personnes les plus touchées par le VIH, y compris celles vivant dans des collectivités nordiques, éloignées ou isolées (NEI) au pays. (Graham Hughes | La Presse canadienne)

À l’occasion de la 24e Conférence internationale sur le sida, le ministre canadien de la Santé, Jean-Yves Duclos, a annoncé un investissement de 17,9 millions de dollars (M$) pour distribuer des trousses d’autodépistage du VIH ainsi que d’autres méthodes de dépistage du VIH au pays. 

Cet investissement vise à d'améliorer l’accès au dépistage pour les personnes les plus touchées par la maladie, y compris celles vivant dans des territoires nordiques, éloignées ou isolées (NEI) au pays.

«Rendre les tests plus accessibles en les distribuant directement aux personnes permet de lever les obstacles qui, trop souvent, empêchent les personnes de se faire dépister, traiter et soigner. Bien qu’il s’agisse d’une étape importante pour de nombreuses personnes touchées par le VIH, nous sommes conscients qu’il reste encore beaucoup à faire. Ensemble, réengageons-nous, suivons la science et traçons la voie vers un monde sans VIH/sida», a déclaré le ministre Duclos présent à la conférence AIDS 2022.

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Une partie de ce montant, soit 8 M$, servira à acheter des trousses d’autodépistage et à soutenir des organismes communautaires, dont les Premières Nations, qui rendront les tests accessibles à ceux qui en ont besoin.

Les trousses d’autodépistage du VIH constituent un «moyen sûr, fiable et confidentiel de dépister une infection, tout en réduisant considérablement les obstacles à la recherche de soins souvent engendrés par la stigmatisation et la discrimination», dit-on par voie de communiqué.

Aussi, le gouvernement canadien investira 9,9 M$ supplémentaires pour élargir les initiatives de dépistage communautaires dans les territoires NEI. Le Laboratoire national de microbiologie offrira de la formation, de la vérification et de la surveillance continue pour ces programmes.

«L’adoption de méthodes de dépistage novatrices, comme celles financées, permet de réduire les obstacles liés aux méthodes conventionnelles. Veiller à ce que tout le monde ait accès à des solutions de dépistage et de traitement des maladies infectieuses comme le VIH est une priorité absolue pour le gouvernement du Canada», a ajouté la ministre de la Santé mentale et des Dépendances, Carolyn Bennett.

Grâce à ces fonds, les organisations et communautés pourront acheter des tests de diagnostic pour dépister le VIH et les échantillons pourront être analysés sur place, accélérant ainsi les processus d'analyse.

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Durant la pandémie, des services de dépistage moléculaire de la COVID-19 ont été mis en œuvre dans des établissements de santé des collectivités des Premières Nations au Canada pour améliorer l’accès au dépistage et les délais d’obtention des résultats. L’option de «dépistage à proximité de chez soi» a été mise en place dans les territoires éloignés.

Le Centre de contrôle des maladies de la Colombie-Britannique et la Régie de la santé des Premières Nations recevront 1,2 M$ de la somme totale annoncée pour élargir ces dernières initiatives et déterminer s’il est possible de dépister d’autres maladies infectieuses, dont les infections transmissibles sexuellement etc.