Vos factures Uber Eats et DoorDash gonflées illégalement?

Uber Eats

Les compagnies de livraison de repas font des affaires d'or depuis le début de la pandémie et elles ont peut-être été trop gourmandes dans leur façon de facturer leurs clients. Deux demandes de recours collectifs ont été déposées au Québec contre Uber Eats et DoorDash.

Ces entreprises sont accusées de ne pas indiquer assez rapidement certains frais ajoutés sur le montant total des commandes. 

Une femme de Longueuil est à l'origine des deux recours qui ont été déposés lundi au palais de justice de Montréal.

La dame, une habituée des plateformes de livraison de nourriture, reproche à Uber Eats de ne pas indiquer les frais de livraison avant l'étape finale de la transaction, soit le paiement. Elle constate que c'est le cas autant sur le site web que sur l'application mobile, sauf lorsque le restaurant offre la livraison gratuite. 

Capture écran UBer Eats, exemple de facture finale

 

D'autres applications mobiles offrant des services similaires affichent clairement les frais de livraison sur la fiche de chacun des restaurants.

Quant à DoorDash, la requête vise des frais additionnels ajoutés aux transactions. Elle cite une commande passée chez McDonald's, le 19 décembre dernier, qui n'atteignait pas le montant minimum de 12$. 

« La demanderesse était quelque peu surprise lorsqu’elle a effectué sa transaction, car le total de sa facture s’élevait à 23.08 $ pour deux cafés et un smoothie au montant de 10.07 $ (...) En effet, la demanderesse a constaté, qu’en plus des frais de livraison de 4.99 $, des « Fees and Estimated Tax » (frais et taxes estimées) au montant de 5.02 $ se sont ajoutés à la facture. »

- extrait de la requête déposée par Lambert Avocat inc.

Les frais supplémentaires n'ont jamais été annoncés avant de passer à la caisse.

Dans les deux cas, les clients peuvent décider de ne pas procéder au paiement. Malgré tout, ces façons de faire contreviennent à la Loi sur la protection du consommateur qui indique que les frais doivent être affichés le plus tôt possible, à l'exception des taxes.

Les demandes d'action collective réclament le remboursement des frais perçus, en plus de 100$ par transaction en guise de dommages punitifs.

Les requêtes devront être approuvées par un juge avant d'aller de l'avant.

Pour le moment, les consommateurs concernés n'ont pas à s'inscrire pour faire partie des recours collectifs.