SÉPAQ: 500 employés en grève dans 14 réserves fauniques du Québec

Sépaq (Sépaq)

Depuis minuit, 500 employés de la Société des établissements de plein air du Québec (SÉPAQ) sont officiellement en grève dans 14 réserves fauniques un peu partout au Québec. Le Centre de relations clients et le service d'accueil du Centre de relations clients sont aussi visés.

 

Le débrayage se poursuivra jusqu'à jeudi, à moins qu'une entente ne survienne d'ici là. La question salariale demeure au coeur du litige.

Les réserves fauniques d’Anticosti, d’Ashuapmushuan, des Chic-Chocs, des Laurentides, de La Vérendrye, de Port-Cartier–Sept-Îles, de Mastigouche, de Matane, de Port-Daniel, de Rimouski, de Portneuf, de Saint-Maurice, de Rouge-Matawin, de Papineau-Labelle, ainsi que l’Auberge Port-Menier sont visées par le débrayage.

Les sites demeurent ouverts, mais certains services seront affectés, notamment pour les chasseurs de gros gibier. Ceux qui ont réservé un guide ou un forfait avec repas pourraient devoir modifier leur plan, tout comme pour ceux qui ont réservé un hébergement. La SÉPAQ prévoit certaines compensations pour les visiteurs affectés.

Le Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ), qui représente les employés, est conscient que cette grève affectera les chasseurs et occasionnera des pertes de revenus pour la SÉPAQ, mais souhaite une entente négociée à la satisfaction de tous.

« Ce qu'on lance comme message, c'est d'avoir une négociation qui va nous permettre de repartir avec des nouvelles bases pour avoir une entente de principe satisfaisante et avoir un minimum de respect pour les membres qu'on représente, donc d'avoir le coût de la vie, que les gens ne s'appauvrissent pas de convention en convention. »

- Christian Daigle, président général du SFPQ, en entrevue à RDI

Deuxième mise en demeure contre la SÉPAQ

De plus, pour une deuxième fois depuis juillet, la SÉPAQ est visée par une mise en demeure puisque le SFPQ craint le recours à des briseurs de grève.

Le président général du Syndicat, Christian Daigle, dit avoir reçu des indications que des gens ont été embauchés comme guides de chasse et que des gens qui ne sont pas des cadres sont entrés sur les sites sans autorisation.

Le porte-parole de la SÉPAQ, Simon Boivin, dément ces affirmations.

« Ce ne sont que des employés-cadres qui vont remplacer des employés syndiqués en débrayage. Il n'est pas question de commettre des infractions aux lois et règlements. »

- Simon Boivin, en entrevue à RDI

Les syndiqués demandent au ministre de la Faune, Pierre Dufour, d'intervenir pour s'assurer que tout se passe bien. Ce dernier a indiqué à l'Assemblée nationale dans les derniers jours qu'il souhaitait une entente qui respectera la capacité de payer des Québécois.

Aucune date n'a été avancée pour un retour à la table de négociation. Les négociations ont été rompues mercredi entre le syndicat et l'employeur. La direction indique que les syndiqués auraient fait grimper la hausse de salaire demandée de 50% par rapport à l'entente de principe rejetée plus tôt en septembre. Ce sont ces demandes que la SÉPAQ juge « irréalistes et déraisonnables ».

Rappelons qu'une grève générale avait été évitée de justesse tout juste avant les vacances de la construction en juillet. L'entente de principe conclue à ce moment prévoyait des augmentations d’un peu plus de 5 % sur cinq ans.