200M$ réclamés aux partis fédéraux pour protéger le lac Saint-Charles

mairesssss

Le maire Labeaume fait équipe avec ses homologues de Stoneham-et-Tewkesbury et Lac-Delage pour sa première demande formelle de la campagne électorale fédérale.

Le trio demande aux partis politiques de s'engager à investir 200 millions de dollars sur 10 ans pour raccorder les usines de traitement des eaux usées des deux municipalités voisines au réseau de Québec afin de protéger la source principale d'eau potable dans la région.

La somme permettrait aussi de moderniser les installations existantes (égouts, fosses sceptiques) et d'aménager des infrastructures vertes capables de filtrer l'eau de ruissellement.

Le lac Saint-Charles fournit 60% de toute l'eau potable disponible sur le territoire de l'agglomération, ce qui représente 300 000 personnes.

Si tout le monde marche pour la planète, ils vont avoir la bonne occasion de nous dire si ce sont des voeux pieux ou s'ils sont prêts à agir. À la Ville de Québec, l'urgence pour la planète à Québec, c'est la protection du lac Saint-Charles.

- Régis Labeaume, maire de Québec

En plus du raccordement des deux usines de traitements des eaux usées, le plan des travaux prévoit aussi la connexion de 900 installations septiques autonomes et le remplacement de 1000 autres.

Des programmes peu généreux

L'enjeu de la qualité de l'eau du lac Saint-Charles n'est pas nouveau. L'agglomération est parvenue au printemps à faire adopter un règlement de contrôle intérimaire pour limiter les constructions dans les bassins versants des rivières Saint-Charles et Montmorency

Les élus fédéraux ne seront pas surpris non plus d'entendre parler des quatre grands chantiers qui figurent dans les enjeux prioritaires des maires Régis Labeaume, Claude Lebel et Guy Rochette

Des démarches ont déjà été amorcées afin d'obtenir des subventions pour acquérir des terrains et réaliser des travaux pour préserver la qualité de l'eau du lac.

Or, les sommes disponibles dans les programmes actuels sont largement insuffisants et les critères trop sévères.

Les critères sont trop restreints. En même temps, c'est difficile, c'est compliqués et un moment donné, il faudra que l'argent sorte. Je pense qu'ils doivent bonifier les montants. Je pense qu'on n'a peut-être pris en compte l'ampleur du phénomène.

- Régis Labeaume, maire de Québec

La qualité du lac Saint-Charles n'est pas optimale, mais elle ne s'est pas détériorée davantage depuis 2012 selon l'Association pour la protection de l'environnement du lac Saint-Charles et des marais du nord.