Gallese n'avait plus le droit de fréquenter aucune femme

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Le présumé meurtrier Eustachio Gallese n'avait plus le droit de fréquenter des salons de massages érotiques pour assouvir ses besoins sexuels depuis le mois de septembre.

Le Syndicat des employé-e-s de la sécurité et de la justice qui représente l'agente de libération de l'homme de 51 ans affirme que la permission lui a été révoquée à la fin de l'été quand la Commission des libérations conditionnelles a soulevé le point. Le rapport notait que ces relations étaient plutôt inappropriées.

La directive aurait donc été appliquée sur le champ par la maison de transition et l'agente de libération.

Pas un cas unique

Dans son communiqué, le syndicat ajoute que ce n'est probablement pas le seul détenu en semi-liberté qui est autorisé à fréquenter ce type d'établissement au su des autorités.

Le SESJ a des motifs raisonnables de croire qu'il ne s'agit pas d'une situation unique et qu'en effet, des visites dans des salons de massage par d'autres délinquants en liberté conditionnelle dans la communauté ont déjà eu lieu.

Rappelons qu'Eustchio Gallese est accusé du meurtre de la masseuse Marylène Lévesque en janvier à Québec. Une enquête interne a été déclenchée au sein de Service correctionnel du Canada et un comité parlementaire se penchera aussi sur la question à la demande des élus conservateurs qui remettent en question le processus de nomination des commissaires aux libérations conditionnelles.

Gallese était sorti de prison depuis à peine 10 mois pour le meurtre de sa conjointe quand il s'est livré aux policiers à la centrale Victoria.