La ministre Guilbault précise l'application du couvre-feu

genevieve guilbault

À un peu plus de 48 heures de l'entrée en vigueur du couvre-feu annoncé hier par le gouvernement Legault, la ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault, a précisé aujourd'hui ce que cette mesure aura comme impact sur la vie des citoyens et sur le travail des policiers.

Elle affirme que les policiers continueront de faire preuve de jugement et discernement dans l'application du nouveau décret interdisant tout déplacement de 20h à 6h du matin, entre le samedi 9 janvier et le lundi 8 février.

Sauf exceptions, il sera donc interdit de se trouver à l'extérieur de son domicile sous peine d'amende de 1000 à 6000$. La personne aura la responsabilité de faire la démonstration qu'elle a une bonne raison de circuler. 

"Pour faciliter cette démonstration-là, je suggère à toutes les personnes concernées d'avoir en leur possession une preuve de la légitimité du fait qu'elles sont en train de circuler. Par exemple, les travailleurs pourront avoir en main un document qui est émis par leur employeur et qui atteste du fait qu'ils sont en train de travailler ou de fournir un service essentiel." - Geneviève Guilbault, ministre de la Sécurité publique.

La liste des cas d'exceptions, incluant notamment le travail essentiel et devoir prêter assistance à une autre personne, est disponible sur le site www.québec.ca.

Par ailleurs, il n'est pas question, comme ce fut le cas le printemps dernier, de mettre en place des points de contrôle policiers pour limiter les déplacements.

"On juge que l'adoption d'un couvre-feu est un moyen aussi vigoureux, sinon plus, de s'assurer de pouvoir encadrer les déplacements entre 20h et 5h. Ceci dit, les déplacements entre les régions sont non recommandés." - Geneviève Guilbeault, ministre de la Sécurité publique.

Les propriétaires de chiens pourront quant à eux circuler après 20h pour les besoins de l'animal, mais dans un rayon d'un kilomètre de leur domicile.

La ministre Guilbault a par ailleurs tenu à ajouter que l'annonce d'un couvre-feu ne devait en aucun temps décourager une personne de quitter un foyer violent ou inadéquat, pour elle ou ses enfants, précisant que les services d'aide demeurent disponibles.