Meurtre de Marylène Lévesque : le SPVQ aussi se pose des questions

Police de Québec

C'est au tour du chef du Service de police de la Ville de Québec de remettre en doute le jugement de la Commission des libérations conditionnelles.

Robert Pigeon s'explique mal pourquoi le meurtrier Eustachio Gallese avait la bénédiction de l'agence fédérale pour fréquenter des travailleuses du sexe. Il fait remarquer qu'obtenir des services sexuels en échange d'une rétribution constitue un crime pour le client. 

L'homme de 51 ans profitait d'une semi-liberté depuis mars dernier quand il a confessé avoir tué une masseuse érotique de 22 ans. Le corps violenté de Marylène Lévesque a été retrouvé dans une chambre d'hôtel de Québec le soir du 22 janvier. L'accusé et la victime se seraient rencontrés dans l'un des 15 salons de massage érotique que l'on retrouve sur le territoire de la capitale.

Gallese a déjà été condamné à 15 ans de prison en 2006 pour le meurtre brutal de sa conjointe deux ans plus tôt. Il fait maintenant face à une accusation de meurtre au premier degré.

Son retour en cour est prévu le 27 février.

Des fréquentations inappropriées

Eustachio Gallese profitait d'une semi-liberté depuis 10 mois lorsqu'il aurait décidé de passer à l'acte. Un rapport de la Commission des libérations conditionnelles notait en septembre dernier que la stratégie élaborée pour lui permettre de répondre à ses désirs sexuels sans entretenir de relation sérieuse était inappropriée. On recommandait d'ailleurs de revoir cette approche en raison du risque important qu'elle représente.

Ottawa a annoncé qu'un comité d'enquête sera mis sur pied par Service correctionnel Canada afin de faire la lumière sur la semi-liberté d'Eustachio Gallese. D'autres, comme le sénateur conservateur Pierre-Hugues Boisvenu estime que la démarche est insuffisante. Il exige une enquête externe sur le processus de nomination des commissaires aux libérations conditionnelles.