Pénurie en construction : un chantier sur deux en retard

Construction

L'industrie de la construction n'est pas épargnée par la pénurie de main d'oeuvre.

61% des entrepreneurs ont dû refuser des contrats l'an dernier en raison du manque de personnel selon l'Association de la construction du Québec.

Plus d'un chantier sur deux a aussi été livré en retard en 2019.

Dans la région de Québec, le manque à gagner est de 1 500 travailleurs en moyenne par année alors que les mégachantiers du tramway et du tunnel doivent bientôt se mettre en branle.

Les métiers les plus en demande sont mécanicien de chantier et de machinerie lourde, briqueteur-maçon, carreleur, mécanicien d'ascenseur, opérateur d'équipement lourd, peintre et poseur de revêtements.

Une année record

L'économie québécoise va bien et le nombre de chantiers en témoigne alors que le nombre d'heures travaillées par les ouvriers de la construction a atteint 177 millions en 2019.

Il s'agit d'une augmentation de 7% par rapport au record précédent qui remonte à 2012. L'ACQ s'attend à ce que la nouvelle marque soit brisée encore une fois cette année.

Une étude commandée à la firme Raymond Chabot Grant Thornton estime qu'il manquera en moyenne 20 000 travailleurs par année jusqu'en 2030.