Québec injecte 40M$ pour la protection du lac Saint-Charles


Le gouvernement du Québec injecte 40 millions de dollars pour la protection du lac Saint-Charles, une source d'eau potable de la région de Québec qui dessert près de 300 000 citoyens. L'investissement a été confirmé mardi par le ministre de l'Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs, M. Benoit Charette. (Ryan Remiorz | La Presse canadienne)

Le gouvernement du Québec injecte 40 millions de dollars pour la protection du lac Saint-Charles, une source d'eau potable de la région de Québec qui dessert près de 300 000 citoyens.

L'investissement a été confirmé mardi par le ministre de l'Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs, M. Benoit Charette. L'annonce a eu lieu en présence de la ministre des Affaires municipales Andrée Laforest, du ministre responsable des Infrastructures Jonatan Julien, et du maire de la Ville de Québec, Bruno Marchand.

Projet commun

Cette aide financière de 40 millions de dollars est offerte conjointement à la Ville de Québec, à la Ville de Lac-Delage et à la Municipalité des cantons unis de Stoneham-et-Tewkesbury afin de soutenir l'élimination des sources de contamination dans le bassin versant du lac Saint-Charles, actuellement altéré en raison du ruissellement des eaux usées.

Les municipalités concernées verseront pour leur part 20 millions de dollars, conjoitement, pour soutenir la protection du lac Saint-Charles.

Voyez le reportage de Mathieu Boivin présenté au bulletin Noovo Le Fil Québec animé par Lisa-Marie Blais.

 

Parmi les projets possibles, on retrouve notamment des interventions visant des installations septiques privées — environ 1 900 — ainsi que des infrastructures vertes et pluviales.

Par exemple, un travail sera fait afin de remplacer toutes les fosses septiques autonomes de plus de 30 ans. Les résidents recevront une aide financière dont les détails sont à venir.

«Cet investissement est un exemple tangible de la vision au cœur de la création du Fonds bleu, lequel permettra, à terme, d'accroître la capacité d'action de tous les acteurs de l'eau au Québec. Il atteste la volonté du gouvernement d'assurer la pérennité de notre or bleu. L'eau constitue notre plus grande richesse naturelle nationale, un bien commun que nous avons le devoir de protéger au bénéfice des collectivités et des générations futures», a affirmé le ministre Benoit Charette.

Le maire de la Ville de Québec, Bruno Marchand, est également d'avis que la protection des sources d'eau potable est primordiale pour l'approvisionnement des citoyens.

«Les actions que nous poserons dans le futur seront déterminantes pour assurer à notre eau une bonne qualité. L'appui du gouvernement dans nos démarches est essentiel pour qu'ensemble, nous puissions continuer de viser une région plus verte où la santé prime», a-t-il exprimé.

L'aide financière de 40 millions de dollars provient  d'une contribution conjointe du ministère des Affaires municipales et de l'Habitation (MAMH), pour un montant de 30 millions de dollars, et du ministère de l'Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs (MELCCFP), pour un montant de 10 millions de dollars. La subvention, qui totalise 40 millions de dollars, est prévue pour le secteur «municipalités» du Plan québécois des infrastructures 2022-2032.

Protection de l'eau

Cette conférence de presse se tenait en marge de la reprise des travaux du forum d'action sur l'eau.

Le Forum d'action sur l'eau a été créé par le gouvernement du Québec en décembre 2020 afin d'assurer la cohérence et la complémentarité des actions gouvernementales avec celles des autres parties prenantes impliquées dans la gouvernance de l'eau au Québec, dont les municipalités et les organismes environnementaux.

En décembre dernier, le premier ministre François Legault s’est engagé à déposer un projet de loi afin de protéger l’eau du Québec.

Le premier ministre déplorait à ce moment que le Québec n’ait reçu que 3 millions de dollars pour le prélèvement de 811 milliards de litres en 2021. Une situation «innaceptable» a fait savoir François Legault. «Moralement, on ne peut pas laisser aux prochaines générations la responsabilité de corriger nos erreurs», a-t-il fait savoir. 

On désire donc du côté de Québec «établir un tarif plus équitable» de ce que l'on considère comme de l'«or bleu».

Avec l’argent des redevances, Québec mettra sur pied un Fond bleu qui va permettre la mise en branle de plusieurs projets qui protégeront les sources d’eau. 

On estime que le gouvernement pourrait toucher jusqu’à 650 millions de dollars d’ici 2026, des sommes qui seraient utilisés afin de lutter contre les espèces aquatiques envahissantes et le nettoyage des berges de rivières, notamment.