Tramway: la Ville confirme un retard d'un an

Station tramway 1

La Ville de Québec est forcée de retarder d'un an son projet de tramway après qu'un seul des trois consortium qualifiés ait confirmé son engagement.

L'appel de projet lancé le 30 avril dernier est donc officiellement annulé et sera remplacé par un nouveau processus, scindé en deux.

Cet été, la Ville lancera d'abord un appel visant à trouver un partenaire privé pour la construction du matériel roulant.

L'automne prochain, un autre processus permettra de sélectionner un autre partenaire, cette fois pour la réalisation des infrastructures municipales.

Le tout devrait permettre de maintenir une saine concurrence, mais repousse à l'été 2023 le début de la construction. D'ici là, les travaux préparatoires se poursuivront.

Chaque année de retard ferait gonfler la facture de 100M$, reconnaît lle maire Régis Labeaume. Malgré cela, il était hors de question d'attribuer de gré à gré un contrat de cette ampleur.

"Je suis convaincu qu'il coûterait plus cher de négocier de gré à gré, pris avec un seul soumissionnaire, que le coût d'un retard d'une année. J'irais même plus loin, si j'étais moi-même en affaires, président de Ville de Québec inc., aujourd'hui je prendrais la même décision." -Régis Labeaume, maire de Québec.

L'IMPACT DE L'ACCHAT DE BOMBARDIER PAR ALSTOM

L'acquisition de Bombardier par Alstom en janvier dernier a joué un rôle majeur dans la situation actuelle.

Les civilistes, qui sont des grands entrepreneurs en construction à l'intérieur des consortiums, se sont dès lors montrés inquiets, a expliqué le directeur du bureau de projet, Daniel Genest.

"Inquiets, parce que si vous être un civiliste dans un consortium où vous avez un fabricant de matériel roulant qui a été acquis par quelqu'un d'autre, vous vous posez des questions." - Daniel Genest, directeur du bureau de projet.