Un casino privé à Wendake serait de nature «à créer un conflit»

régis labeaume et konrad sioui

Régis Labeaume promet de s'opposer coûte que coûte à la construction d'un casino géré non pas par Loto-Québec, mais plutôt par des intérêts privés à Wendake.

Le maire de Québec estime que l'idée est dangereuse, inutile et qu'elle est de nature à créer des conflits entre les deux nations.

Il a senti le besoin de préciser sa position lundi après avoir servi un avertissement sans équivoque vendredi en marge du Grand Prix cycliste.

Pourtant, le grand chef de la nation huronne-wendate Konrad Sioui a rapidement écarté le scénario d'un casino sur les terrains de la Défense nationale situés à Sainte-Foy et convoités par Wendake.

Il avait affirmé le contraire dans l'édition de vendredi du Journal de Québec, avant de faire volte-face dans les heures suivantes.

Ce recul n'est visiblement pas satisfaisant pour le maire Labeaume qui se retrouve quand même, faut-il le souligner, avec peu de leviers pour bloquer un tel projet puisqu'aucun pouvoir ne lui permet en principe d'influencer le développement du territoire huron.

C'est le pire des moyens de réconciliation, nous sommes un exemple dans le monde. Pourquoi créer une brèche là-dedans? Il n'y a pas de chicane, mais c'est comme ça que je vois les choses. Wendake n'est pas équipée pour faire face à la criminalité. C'est nous autres qui aura la tâche de la combattre cette criminalité-là potentielle (qu'attirerait unc casino privé).

-  Régis Labeaume, maire de Québec

Quels sont les réels avantages?

Régis Labeaume concède que les revenus générés par un casino sont alléchants.

Ceci dit, les conséquences négatives n'en valent pas la peine à son avis.

Les autochtones qui sont dans la misère ne sont pas à Wendake. Le besoin d'avoir un casino, je ne le comprends pas. C'est toujours le bienvenu des millions additionnels, mais à Québec on ne veut pas de dommages collatéraux venant d'un casino géré autrement que par Loto-Québec.

Le maire a l'intention de discuter de ce sujet très «délicat» avec Konrad Sioui dès cette semaine. Ils se sont également parlés par téléphone vendredi.

Précison que la ville lorgne également les terrains fédéraux de 1,3 million de pieds carrés qui se trouvent en bordure du boulevard Hochelaga, tout juste derrière les centres commerciaux.

Leurs valeurs totalisent 35 millions de dollars.