Abolition des commissions scolaires: Gaston Rioux s'inquiète

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Le président de la Commission scolaire des Phares croit que le projet de loi visant à transformer les commissions scolaires en centres de service ne permettra aucune économie et nuira aux services offerts aux élèves.

Gaston Rioux accuse le ministère de l'Éducation d'improviser. Il estime que l’abolition des commissions scolaires n’entrainera pas une économie de 45 M$, comme le prétend le ministre Jean-François Roberge.

« Nous n’avons pas confiance si le ministre calcule de la même façon que pour les maternelles 4 ans, qu’il évaluait au départ à 120 000 $ par classe alors que ça coûte plus de 800 000 $. Quand il parle d’une économie de 45 M$, ça nous semble ridicule. »

Gaston Rioux, président de la Commission scolaire des Phares

Selon le président de la CS des Phares, la centralisation du système scolaire et le transfert des tâches administratives entraîneront nécessairement l’embauche de personnel. « On transfert beaucoup de responsabilités aux directions d’écoles qui font déjà un excellent travail et qui sont surchargées, explique-t-il. Il faudra plus de personnel pour les supporter. »

Il juge que d’autres priorités nécessiteraient davantage l’attention du gouvernement qu’une réforme des commissions scolaires. Il cite, entre autres, le manque criant d’enseignants.