COVID-19: une vingtaine de cas déclarés après des partys dans le Kamouraska

Dr Sylvain Leduc, directeur de santé publique du Bas-Saint-Laurent.

Une succession de fêtes étudiantes dans le Kamouraska a engendré une vingtaine de cas de COVID-19 jusqu’à maintenant. L’éclosion fait grimper le bilan du Bas-Saint-Laurent qui franchit maintenant le cap des 100 personnes infectées.

Des jeunes infectés de l’Institut de technologie agroalimentaire (ITA) et du Cégep de La Pocatière se sont présentés à différents partys entre le 30 août et le 6 septembre de même que dans des bars et des commerces du Kamouraska et de Rivière-du-Loup. Certains sont retournés sur leur lieu de travail dans les jours qui ont suivi ainsi que dans leur famille à l’extérieur de la région à l’occasion du long week-end de la fête du Travail.

Le directeur régional de la santé publique, le Dr Sylvain Leduc, a fait le point jeudi matin en conférence de presse. Il affirme que ces cas en ont également engendré d’autres.

« Ce ne sont pas que des gens qui ont participé aux partys qui sortent positifs, mais dans certains cas, des personnes qui n’étaient à aucune de ces fêtes, mais qui avaient eu le malheur de connaître des gens qui ont fait le party. On est en présence de transmission secondaire, déjà, et c’est ce qui nous inquiète. »

Dr Sylvain Leduc, directeur de la santé publique du Bas-Saint-Laurent

Il précise que ces fêtes sont issues d'initiatives privées et n'ont aucun lien avec des activités organisées par les établissements collégiaux. L'ITA et le Cégep de La Pocatière ont fermé leurs portes jusqu'au 24 septembre et les cours seront donnés exlusivement en ligne.

Alors que l’enquête épidémiologique se poursuit, le Dr Leduc appelle à la collaboration pour retracer les personnes qui ont participé à ces événements ou qui representent des contacts.

Des mesures sanitaires rehaussée

Le directeur de la santé publique du Bas-Saint-Laurent craint désormais que la région passe au second palier d’alerte, alors qu’elle était jusqu’à maintenant championne dans la lutte à la COVID-19 en raison de son faible nombre de cas.

Il n’est pas exclu que le niveau d’alerte passe du vert au jaune, soit en préalerte.

Le Dr Sylvain Leduc indique que le Centre intégré de santé et de services sociaux rehausse déjà les mesures de prévention et de contrôle des infections dans toutes ses installations.

Les plages horaires pour les tests de dépistage ont aussi été étendues.

Il rappelle que les rassemblements ne doivent pas dépasser 10 personnes issues de trois ménages différents et que la distanciation physique de deux mètres demeure de mise dans des rencontres privées.

« Dans une région comme la nôtre, si on obtenait plus de 30 cas dans une seule semaine, on pourrait avoir atteint un des critères qui permettent de rehausser à un autre palier et à ce jour on s’y dirige assez allègrement. On prend déjà acte avant même de rehausser le palier. »

Dr. Sylvain Leduc, directeur de la santé publique du Bas-Saint-Laurent

Avec la collaboration de Martin Brassard, journaliste Bell Média