Fin des horaires de faction dans certains secteurs du Bas-Saint-Laurent

(Ryan Remiorz | La Presse canadienne)

La Fédération des employés du préhospitalier du Québec (FPHQ) se réjouit de la fin des horaires de faction dans certains secteurs du Bas-Saint-Laurent.

Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé, a annoncé mardi la conversion de 46 horaires de faction en horaire à l’heure dans 11 régions, dont au Bas-Saint-Laurent.

Les paramédics de Saint-Pascal, de Trois-Pistoles et de La Pocatière obtiennent donc gain de cause, une bonne nouvelle selon le vice-président aux relations de travail pour la FPHQ, Jérémie Landry. « Ça va permettre le recrutement de personnel. Les jeunes n’étaient pas intéressés à venir travailler en région sur des horaires de faction, explique-t-il. Ça permet aussi à la population d’avoir des services préhospitaliers plus rapides. Une ambulance à l’heure va partir dans la minute comparativement à un horaire de faction où il y a des délais de 10 à 15 minutes pour le départ d’une ambulance. »

Il déplore cependant que Matane soit la grande oubliée de cette annonce. Selon M. Landry, le secteur avait pourtant fait l’objet d’une recommandation de la part de la PDG du CISSS du Bas-Saint-Laurent, Isabelle Malo, pour faire partie des conversions.

« Il y a souvent des ruptures de services en obstétrique et dans d’autres départements. L’ambulance et les horaires à l’heure sont nécessaires. Le CISSS ne nous a pas donné de réponse à savoir pourquoi Matane n’a pas été converti. Ce n’est pourtant pas un investissement majeur de transformer Matane, ça aurait été quelques dollars de plus. »

Jérémie Landry, vice-président aux relations de travail pour la FPHQ

La FPHQ demande une réévaluation afin que les horaires de faction de Matane soient transformés au même titre que les trois autres secteurs du Bas-Saint-Laurent.

Le syndicat est en négociations pour le renouvellement de sa convention collective qui est échue depuis le 31 mars dernier. Les paramédics affiliés à la FPHQ seront en grève générale illimitée à compter du premier juillet. « Les négociations ne vont pas comme on veut, souligne Jérémie Landry. Les moyens de pression ne vont pas toucher la population. C’est une grève de tâches administratives, on ne fera plus, par exemple, la facturation des usagers. »