L’IMQ au front pour combler le manque de main-d’œuvre dans l’industrie maritime

L'Institut maritime du Québec.

L’Institut maritime du Québec (IMQ) planche sur de nouvelles stratégies pour combler le manque de main-d’œuvre dans l’industrie.

Même si les 4 000 postes à pourvoir dans l’industrie maritime ne relèvent pas tous d’une formation à l’IMQ, l’école nationale a un grand rôle à jouer pour combler les besoins.

« Ça touche tous les niveaux d’emploi de matelot à débardeur jusqu’au poste de gestionnaire au sein de compagnies maritimes, explique la directrice de l’IMQ, Mélanie Leblanc. Le 4 000 dépeint un portrait assez vaste des besoins. Assurément, l’Institut maritime est l’école qui forme une grande partie de la main-d’œuvre, que ce soit au niveau de l’architecture navale ou de la logistique du transport, mais aussi des marins en mer. »

Les défis sont encore plus importants dans le secteur de la mécanique de marine, selon Mme Leblanc.

Elle indique que l’une des stratégies à court terme serait d’accorder un permis de travail provisoire ou une reconnaissance d’acquis afin d’accueillir des officiers brevetés de certains pays.

Mélanie Leblanc espère aussi pouvoir accepter des étudiants étrangers dans ses programmes de navigation et de mécanique. Actuellement, seuls les programmes d’architecture et de logistique forment des étudiants étrangers.

« La problématique n’est pas reliée au diplôme d’études, mais bien au brevet. On pourrait avoir des étudiants étrangers qui étudient ici, mais ils ne pourraient pas naviguer à la fin de leur parcours, parce que pour obtenir un brevet d’officier canadien, il faut avoir la citoyenneté ou, du moins, être résident permanent. »

Mélanie Leblanc, directrice de l’IMQ

L’objectif serait de travailler avec l’immigration afin d’accorder la résidence permanente à ces étudiants dès l’obtention de leur diplôme pour qu’ils puissent exercer leur métier ici. Évidemment, cette stratégie devrait être appliquée dans un monde post COVID-19, puisque l’établissement n’accueille pas d’étudiants étrangers en raison de la pandémie.

Mélanie Leblanc, directrice de l'IMQ.

 Maude Parent, journaliste Bell Média | Mélanie Leblanc, directrice de l'IMQ

Comme les métiers maritimes demeurent méconnus, elle espère que le Projet Saint-Laurent du gouvernement Legault permettra la mise en place d’une campagne majeure de promotion pour faire connaître ces carrières et accélérer le recrutement.

Chaque année, en moyenne 40 étudiants en navigation et 30 en mécanique de marine sont diplômés de l’IMQ, selon la directrice.

Mélanie Leblanc n’est pas inquiète pour les prochaines années, puisque la pandémie n’a pas eu d’effets négatifs sur les inscriptions. Le programme de navigation fonctionne au maximum de sa capacité alors que 66 nouveaux étudiants ont débuté leur formation. Le nombre d’inscriptions en mécanique de marine est également à la hausse avec un total de 34 nouveaux étudiants.