Le Défi Chaîne de vie pour plus d'éducation sur le don d'organes

Stéthoscope

L’éducation au sujet du don d’organes et de tissus est plus importante que jamais alors que la pandémie de COVID-19 a fait baisser le nombre de références et de donneurs au Québec.

1,4 % des personnes qui décèdent peuvent devenir des donneurs potentiels et le tiers de ces familles hésitent encore à autoriser le don d’organes, selon Chaîne de vie.

C’est pourquoi l’organisme veut faire de l’éducation auprès des jeunes pour que ces derniers ouvrent un dialogue avec leur famille afin de diminuer le nombre de refus. La présidente et fondatrice Lucie Dumont explique que plusieurs conditions doivent être respectées pour qu’un patient en attente d’une greffe puisse recevoir un don d’organes. « Au Québec, environ 65 000 personnes décèdent tous les ans, souligne-t-elle. Mais il faut décéder à l’hôpital, donc on tombe à 35 000 personnes. Ensuite il faut être identifié comme donneur potentiel, soit 775 personnes l’an passé. Et au final, on a eu 164 donneurs. »

« On est parti de 65 000 décès à 164 donneurs. Sur les 775 donneurs potentiels, 37 % étaient des refus de familles. Là où on peut vraiment avoir un impact, c’est de diminuer le nombre de refus de familles et pour ça, c’est une question d’éducation. »

Lucie Dumont, présidente de Chaîne de vie.

Le Défi Chaîne de vie, qui se déroulera le 17 octobre au Mont-Saint-Mathieu et aux quatre coins de la province, permettra d’amasser des fonds pour le programme en milieu scolaire. « La recherche démontre que lorsque vous avez une population qui est au fait, qui est éduquée, où les mythes ont été déboulonnés autour du don d’organes et qu’il y a eu cette discussion en famille, 98 % des familles disent oui au don d’organes », indique Mme Dumont.

Lors du défi, les porte-étendards planteront simultanément un drapeau au sommet de 16 montagnes. Ils ont été choisis afin de représenter des maillons de la chaîne du don d’organes, comme des enseignants, des médecins, des infirmières, des patients, des familles de donneurs et des greffés.

Alain Gagnon et Annie-Claude Michaud ont reçu une greffe du cœur il y a 10 et 20 ans. Ils sont les porte-étendards du Bas-Saint-Laurent.